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TR RSR
prendra
clh
d’eau, + de glycérine et l’on ajoutera quelque gouttes d’ammoniaque; pour les sujets délicats où il y a des finesses, on prendra + d’eau et ? de glycérine.
La planche est mise de nouveau sur un support à vis calantes et recouverte, suivant les cas, de l’un ou l’autre de ces bains. La durée du mouillage dépendra de la valeur du négatif, de l’insolation et de la nature de la gélatine.
Moins on mouille, plus on a de duretés; plus on mouille, plus on diminue les oppositions. On reconnaît d’ailleurs que le mouillage est suffisant lorsque, passant le doigt à la surface, on sent que le relief a diminué.
On enlève a
fine, puis on la place sur la machine en la faisant rgposer sur un
ors le liquide sur la planche au moyen d’une éponge
maselas de papier buvard coupé exactement de la grandeur de la planche.
Alors on tamponne celle-ci de façon qu’il ne reste plus de traces
d'humidité et l’on procède à l’encrage.
Encrage. — On met une petite quantité d'encre bien broyée sur le marbre et avec le rouleau de cuir on l’étend jusqu’à ce que la couche soit bien égale. On passe alors le rouleau sur la planche et ceci jusqu’à ce que l’encrage soit suffisant; on garnit de même le rouleau de gélatine sur le marbre et on le passe rapidement sur la plaque pour obtenir les demi-teintes.
L’emploifdu rouleau de gélatine est très important, car il permet, suivant qu’on le passe rapidement ou lentement, d’encrer ou de désencrer; on peut donc avec un peu d’habileté arriver au poin voulu.
On met alors la feuille de papier, on rabat le blanchet et l’on fait fonctionner la manivelle. Une fois la planche bien en train, le tirage s'effectue rapidement.
Nous avons cru devoir décrire tout au long le procédé de Photocollographie, car nous sommes convaincu que, parmi les procédés inaltérables et à grand tirage, c'est celui qui est le plus avantageux. M. Sauvé tire fréquemment à la Salpétrière des planches pour la nouvelle Iconographie de la Salpétrière et il atteint
facilement sans aides un tirage de 1000 exemplaires. S'il fallait
CHAP. VI. — CONSERVATION ET UTILISATION DU NÉGATIF. 199 dépasser ce chiffre, nous croyons, comme nous l’avons dit, qu'il vaudrait mieux s'adresser à l’industrie, au point de vue de la rapidité du tirage et par suite du prix de revient. Avec une machine à main, un tirage de 5oo par jour est difficile à réaliser, tandis qu’une machine peut tirer facilement 2000. |
En dernier lieu, nous ferons remarquer que la Photocollographie rend toutes les nuances de l'épreuve photographique sans la production d’aucun grain susceptible de modifier l'aspect de l’ori-
ginal.
Photoglyptie. — Nous croyons devoir signaler ce procédé, parce qu’il peut lutter avec la Photocollographie au point de vue de l'exactitude du rendu des nuances de l'original; mais il ne saurait l'égaer au point de vue de la praticité, car il demande un matériel que l’on ne trouve que dans quelques rares ateliers.
En voici le principe. Une couche épaisse de gélatine bichromatée est insolée sous le négatif. Sous l’influence de la lumière, elle est insolubilisée plus ou moins profondément et, si l’on traite une telle plaque par l’eau tiède, on obtiendra des creux et des reliefs exactement proportionnés aux différentes valeurs de l’original. On durcit alors la pellicule de gélatine dans l’alun et on la fait sécher. On la place alors sur une plaque d’acier bien dressée et l’on applique par-dessus un bloc de métal mou composé de plomb et d’antimoine. On place le tout sous la presse hydraulique et l’on exerce une pression qui n’est pas moindre que 100@$ par centimètre carré. La pellicule de gélatine s’imprime dans le métal et y laisse l'empreinte exacte de ses creux et de ses reliefs. Si alors on coule dans ce moule de la gélatine colorée, que l’on applique pardessus une feuille de papier et que l’on donne une pression suffisante au moyen d’une presse spéciale, la presse photoglyptique, l'encre sera chassée dans les parties qui correspondent aux reliefs du moule ; elle restera au contraire en plus ou moins grande quantité dans les creux et ceci proportionnellement à leur profondeur. Dès que la gélatine a fait prise, on retire l’image, on la durcit dans un bain d’alun et elle est terminée.
Ce procédé est peu employé, à cause du matériel nécessaire pour
la confection du moule; mais c’est regrettable, car, outre l’exacti-
tude du rendu des nuances, c’est le procédé qui, à notre avis, pour de grands tirages, donnerait la régularité la plus grande, ce qui est loin d’exister dans la Photocollographie, où le degré de mouillage de la planche, la plus ou moins grande habileté de la personne qui fait l’encrage peuvent amener des différences considérables dans un tirage. Nous donnons une très belle planche qui a été exécutée par MM. Block de Paris (P{. ÆV). La maison Block est une des rares maisons qui exploitent encore ce procédé si
intéressant.
Héliogravure. Nous ne donnerons pas de description détaillée de ce procédé qui est exploité par plusieurs maisons très en renom, mais gardant avec un soin jaloux leurs modes opératoires. En substance, on obtient sur cuivre une gravure Ên creux avec adjonction d’un grain arüficiel destiné à éviter l’'empâtement des demi-teintes. Ce procédé, dans les mains de MM. Lumière de Lyon, donne de magnifiques résultats, ainsi qu’on peut s’en convaincre en examinant les planches de l’Atlas d'Anatomie pathologique de la moelle épinière que nous avons publié avec le D' Paul Blocq.
Il a l’avantage, sur les précédents, de permettre l’adjonction de lettres de renvois qu’un graveur fait aisément sur la planche.
Ce procédé est assez coûteux, car, outre le prix de la planche, il faut faire exécuter les tirages sur papier spécial par un imprimeur en taille-douce.
Similigravure. — Les procédés que nous venons de décrire donnent d'excellents résultats, et, suivant les cas, on pourra utiliser l’un ou l’autre. Ils ont cependant un défaut commun, c’est de nécessiter le tirage hors texte.
À notre époque, où l’art de l'imprimerie a fait tant de progrès,
est certain que l'avantage sera aux procédés de gravure qui seront typographiques, c’est-à-dire qui pourront s’intercaler dans le texte et se tirer, comme celui-ci, rapidement et économiquement. Or ni la Photocollographie, ni la Photoglyptie, ni l'Héliogravure ne sont dans ce cas.
Il faut en effet des planches en relief pour les usages typogra-
phiques et il se pose alors un problème très complexe : c’est celui
qui consiste à transformer les teintes modelées d’un cliché en traits ou en lignes donnant précisément au tirage les mêmes valeurs. 1
Parmi les personnes qui se sont occupées de cette transformation du négatif photographique en planche typographique, il nous faut citer M. Ch. Petit, qui, avec une persévérance digne d’éloges, a surmonté peu à peu toutes les difficultés et est arrivé à un procédé très complet dont on trouvera dans cet Ouvrage de nombreux spécimens.
C’est là le procédé de l’avenir, nous en sommes convaincu, et c’est à ce titre que nous avons voulu lui faire dans notre travail une si large part. M. Ch. Petit s’est attaché à ne faire intervenir dans son procédé que des opérations purement chimiques, excluant d’une manière absolue la retouche locale faite par la main ge l’homme, retouche qui peut toujours altérer la vérité.
La plaque de cuivre qui doit recevoir l’image porte un grain uniforme formant réserve. Ce grain est formé de points ronds disposés symétriquement en quinconces ; il ya 72 de ces points par millimètre carré. M. Petit s’est arrêté à ce chiffre après de nombreux essais : c’est la limite à laquelle les rouleaux d'impression peuvent encrer une planche sans la boucher; d'autre part, la planche est nourrie et ne présente pas de solution de continuité apparente.
La planche est recouverte de gélatine bichromatée et insolée sous le négauif à reproduire. Après insolation suffisant® la plaque est passée au perchlorure de fer.
Comme sous l’action de la lumière, le bichromate est devenu plus ou moins insoluble, et ceci proportionnellement aux valeurs du négatif, le perchlorure mordra d'autant plus le grain de la
‘ands
planche que la gélatine sera plus perméable. Dans les g blancs du négatif, le grain sera le plus attaqué et il deviendra d’une finesse très grande; dans les parties correspondant aux demi-teintes, il sera moins attaqué, et enfin dans les grands noirs il ne le sera pas du tout.
On dissout alors le grain au moyen d’un dissolvant spécial,
uis on monte la planche qui est prête au tirage. Ce procédé, F ( I 8
comme nous l'avons déjà dit, est appelé à rendre les plus grands
services et il fait le plus grand honneur à M. Ch. Petit, qui estun travailleur infatigable, et depuis de longues années s’est consacré
à l’étude de ce problème si important.
Mode de tirages rapides. — Dans certaines hypothèses, il pourra être nécessaire d’avoir rapidement une ou plusieurs épreuves d’un cliché donné. Dans ce cas on peut avec avantage se servir des papiers au gélatinobromure d’argent. Ces papiers sont d’une grande rapidité et ils permettent d'obtenir une épreuve en quelques secondes à la lumière d’une lampe ou d’un bec de gaz.
On les place dans le laboratoire rouge sur le cliché, puis on expose 20 à 30 secondes à 1" d’un bec de gaz ordinaire. Le développement s'effectue de la manière suivante :
e Solution A. Oxalate neutre de potasse...... 300
Eau dise ee va Lotus à “rs LL000
Ci: 10
BAUER SE he redusn es 100
La solution B doit être d’un beau vert émeraude ; on la conserve
toujours à la lumière. Pour l’usage on prend : J 5 ]
TEE ETES AMEN CNP PAR EN RRURERER ESS 3 parties e DS 0 CT OT MO DE 1 partie OR Re ré Rs re cena 10 gouttes
Il faut avoir soin de verser B dans À et non inversement. Le papier plongé dans cette solution se développe rapidement;
on le lave un instant, on le passe ensuite dans le bain suivant :
BARS DER RE ere nor ne 1000 ACTE CITE eee eee ais Ce Ya 20
Après quelques minutes de séjour et un nouveau lavage on fixe dans le bain ordinaire d’hyposulfite de soude. Après un lavage abondant on passe le papier dans un bain d’alun où il doit séjourner au moins à minutes; on termine par un lavage rapide. On peut dé-
velopper successivement dans le même bain un certain nombre
GHAP. VI. — CONSERVATION ET UTILISATION DU NÉGATIF. 203 d’épreaves; lorsque son action commence à se ralentir, on reprend un bain neuf. En pratique, nous conseillons de n’ajouter la solution B que petit à petit. à
L'épreuve lavée est épongée dans du papier buvard non plucheux et elle est sèche assez rapidement. Si l’on n’a pas le temps d'effectuer le séchage, on n’a qu'à appliquer l'épreuve sur un verre propre face en dessous. On l’appuie vigoureusement au moyen d’une raclette ou d’un rouleau en caoutchouc et on peut la livrer de suite avec le verre.
On peut même tirer, par cette méthode, une épreuve quelques instants après le développement. On lave rapidement le cliché pour enlever le plus possible l'hyposulfite de soude; d’autre part, on met trempgr une feuille de papier au gélatinobromure dans une cuvette remplie d’eau distillée. Lorsqu'elle est distendue, @n l’applique sur le cliché couche contre couche et avec la main à plat on enlève les bulles d’air interposées, afin que l’adhérence soit complète. Le reste des opérations est identique.
Avec ce procédé on peut avoir une épreuve un quart d'heure après avoir fait poser le modèle. Dans certains cas ce mode opératoire peut avoir des avantages incontestables.
Le tirage au gélatinobromure d'argent pourra être employé également lorsque la lumière naturelle sera insuffisante; mais il ne faudra pas oublier que la durée des épreuves ainsi obtenues est absolument problématique s’il n'a pas été fait un lavage convenable tout comme dans le procédé au chlorure d’argenPsur papier albuminé.