‹ La photographie médicaleChapitre 102 sur 112 · Æ RETIRE · texte numérisé non relu

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Pour se servir de l'encre noire il faut la mélanger d’une certaine

quantité de vernis; on fait cette opération sur un marbre avec le

couteau à palette jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de grain. La quantité de vernis variera d’après le travail à effectuer, en se

basant sur les principes suivants : pour un cliché heurté, il faut une encre fluide contenant beaucoup de vernis; au contraire, pour un cliché manquant d’oppositions, il faut de l’encre dure, c’està-dire contenant peu de vernis.

Rouleaux. — Il faut deux rouleaux, le premier en cuir : c’est celui des imprimeurs lithographes; le deuxième plus petit en gélative (fig. 77). Le rouleau de cuir sert à encrer la planche ; celui

gélatine à répartir l’encre d’une manière convenable et à obtenir

de les demi-teintes. Suivant la vitesse qu’on leur donnera, on déposera ou on enlè-

vera de l’encre. Le rouleau de cuir demande à être fait : on devra

tous les jours l’enduire de vernis lithographique et le faire rouler pendant un certain temps. On nettoie ce rouleau en le grattant dans le sens du cuir avec un couteau à palette. Le rouleau de gélatine est prêt à servir de suite; il se nettoie avec de l’essence de térébenthine.

Glaces. — On emploie des glaces épaisses de 7"® à 12" au moins. Elle doivent être doucies d’un côté, afin de faciliter l’adhérence de la couche, et biseautées, afin de pouvoir être montées sur la machine.

Papiers. — On doit se servir de papiers fortement satinés ou de papiers couchés. On peut encore employer les papiers dits de luxe. Dans ce cas il faudra encrer davantage et augmenter la pression de la machine.

Gélatine. — Il existe deux sortes de gélatine : la tendre et la dure. La tendre donnera plus de demi-teintes, mais tirera peu; la

dure au contraire sera plus résistante; mais elle conviendra mieux

CHAP. VI. — CONSERVATION ET UTILISATION DU NÉGATIF. 195 aux travaux ayant peu de demi-teintes. C’est par un mélange convenable de ces deux sortes de gélatine que l’on arrivera au meilleur

résultat suivant les hypothèses.

Préparation des planches photocollographiques. — Les plaques sont nettoyées d’abord dans des solutions étendues d’acide sulfurique ou de potasse, puis lavées à l’eau. Il faut alors leur faire subir une préparation préliminaire, pour assurer l’adhérence de la couche de gélatine : on frotte d’abord les plaques avec un chiffon enduit de tripoli et humecté d’acide azotique étendu d’eau, puis avec de la ponce en poudre et de l’ammoniaque. Ces deux premiers nettoyages ont une grande importance. On procède ensuite au sili-

calage; on prépare la solution suivante :

L 1 BIéPE sente sont ester ect MO one GE 300 Fais OR OO Ter 150 Silicate de potasse du commerce............ 4 5

On mélange et l’on bat en neige. Lorsque la mousse a disparu, on filtre sur un morceau de flanelle. On essuie une dernière fois les plaques avec un chiffon de papier buvard imbibé d’ammoniaque, on enlève les poussières avec le blaireau, puis on verse la solution sur le côté dépoli des plaques; on l’étend avec une baguette de verre et on la laisse égoutter, puis on la met sécher à l’abri de la lumière. Il faut éviter de toucher la face silicatée avec les doigts et essuyer avec soin le dos de la plaque. On peut silicater un certain nombre de glaces à l'avance; on les conserve à l’abri de la poussière pendant une quinzaine au plus. Au moment de s’en

servir, il faudra les laver à grande eau et les remettre à sécher.

Préparation de la couche sensible. — Voici la formule que

nous employons :

Gélatine. Sete SRE rh eee AE 21 EE NN EE A Re OS 300 Bichromate d’ammoniaqu? “qu Bichromate dé potasse, 4... une 3

La gélatine est d’abord mise à gonfler dans de l’eau courante, de

façon à la débarrasser des sels solubles. Cette opération se fait plusieurs heures à l’avance. On l’égoutte, puis on la fait fondre au bain-marie dans une petite quantité d’eau et on la maintient pendant une demi-heure à la température de 50° à Go°. Il ne faut pas dépasser cette température sous peine de décomposer la gélatine; on pèsera alors les quantités voulues des bichromates, on les fera dissoudre séparément dans une petite quantité d’eau; puis,

après les avoir mélangés, on les versera dans la solution de géla-

tine. On ajoutera alors la quantité d’eau voulue pour arriver à la quantité indiquée dans la formule, puis on filtrera sur de la flanelle dans un entonnoir à filtration chaude (fig. 58).

Pendant ce temps l’étuve aura dû être chauffée à 4o° et les glaces mises de niveau. Lorsque la température du bain-marie sera descendue à 45°, on meltra sur chaque plaque la quantité reconnue nécessaire. L’épaisseur de la couche n’est pas indifférente; pour un cliché normal jil faut + millimètre, ‘pour un cliché de trait + de millimètre seulement. On étend la gélatine au moyen d’une ba-

guette de verre recourbée, en ayant soin d’aller du centre aux

CHAP. VI. — CONSERVATION ET UTILISATION DU NÉGATIF. 197 bords, de façon que même les biseaux soient recouverts. S'il y a des bulles d’air ou des poussières, on les enlèvera avec une extrémité de l’agitateur.

On fermera alors l’étuve et on maintiendra la température à 40° pendant une heure et demie ou deux. On éteindra alors le feu, et, lorsque l’étuve sera redescendue à la température de la pièce, on

pourra sortir les planches.

Insolation. — En général, on borde les clichés soit avec du papier noir, soit avec du papier d’étain mince, ceci dans le but de n’insoler que la partie à reproduire. On met alors le négatif dans le châssis, la planche photocollographique face contre celle du cliché; puis, après s être assuré du contact intime des deux surfaces, on expose au Jour. On reconnait que l'exposition est suffisante lorsque, découvrant une partie de la planche, on voit neltemenl par réflexion le dessin dans tous ses détails. On pourra employer avec succès un photomètre analogue à celui que nous avons décrit pour le procédé au charbon.

Une fois la planche sortie du châssis, on la met face en dessous sur un drap noir et on l'expose pendant quelques minutes à la lumière diffuse. Cette opération a pour but d’insoler complètement la partie de la couche qui est en contact avec le verre et d’en augmenter j’adhérence.

Pour éliminerle bichromate de potasse, on plonge la planche dans une cuve où l’eau se renouvelle constamment; on ne @oit plus voir sur la plaque la moindre coloration jaune. Cette opération est assez longue et demande de 8 à 10 heures. On met ensuite la

planche sécher.

Tirage de la planche. — Avant de procéder au urage, il faut opérer le mouillage de la planche qui à pour but de la mettre dans l’état voulu pour prendre ou repousser l’encre d'imprimerie. Le bain de mouillage est composé d’eau et de glycérine; cette dernière a pour but de maintenir la plaque humide et d’éviter son séchage trop rapide.

Pour les clichés normaux, on prendra parties égales d’eau et

de glycérine ; avec des gélatines dures ou fortement insolées, on

pe = ne apres

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