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CHAPITRE I. — INSTALLATION ET MATÉRIEL

M. Werlein, à Paris, construit un petit spectroscope à vision

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directe qui est d’un usage très pratique pour l'essai des verres

rouges de laboratoire (1).

(*) On trouve des verres rouges essayés au spectroscope et, par conséquent garantis, chez M. Ch. Bazin, constructeur d'instruments de précision pour la Photographie, 47, rue du Rocher, Paris.

Il faudra ensuite adopter un mode d'éclairage déterminé. Se servira-t-on de la lumière naturelle ou de la lumière artificielle? Notre avis est que cette dernière est toujours préférable.

Il est indiscutable, en effet, que pour faire un travail régulier, obtenir des clichés d'intensité déterminée, il est nécessaire d'opérer avec un éclairage identique. Or, avec la lumière naturelle, nous ne pouvons prétendre réaliser ce desideratum, car elle varie non seulement suivant les saisons, les heures de la journée, mais encore l’état de l'atmosphère; par suite, son emploi donnera lieu constamment à des méprises. Puis, si l’on veut travailler le soir, il faudra une deuxième installation à la lumière artificielle. Nous croyons donc qu’à tous points de vue, il faut adopter cette dernière comme source normale d'éclairage dans le laboratoire.

On peut se servir indifféremment des lampes à essence ou à pétrole, du gaz, et même de l'électricité par incandescence. La source de lumière sera enfermée dans une lanterne de grandes dimensions afin d'éviter le bris des verres qui se produit souvent par suite d’échauffement, et de s’éclairer largement; il faut, en effet, être très difficile sur la qualité de la lumière, mais non sur sa quantité.

A la Salpêtrière, nous avons fait faire une grande lanterne à deux corps. Un des côtés, celui en face duquel nous développons, porte deux verres rouges superposés, l’autre, un seulement. En face de

ces deux verre

se trouvent deux becs de gaz ordinaires. On commande ceux-ci de l'extérieur et l’on règle ainsi la lumière à volonté; on peut, en effet, baisser simultanément les deux becs, ou chacun d'eux isolément et obtenir ainsi toutes les combinaisons d'éclairage possibles. Pour commencer un développement, nous baissons au bleu le bec qui est en face du verre simple, et nous ne le relevons que lorsque le développement est bien en train. Nous ajoutons des deux côtés de notre lanterne un verre dépoli qui a pour but de diffuser la lumière ; on obtient ainsi un éclairage uniforme très propice pour l’examen du cliché par transparence.

Nous avons trouvé avantageux de faire sortir les produits de la combustion au moyen d’un tuyau, dans la pièce voisine. Il est bien entendu, que la lanterne doit être hermétiquement close et ne laisser échapper aucun rayon de lumière. Pour assurer l’arrivée

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