‹ La photographie médicaleChapitre 64 sur 112 · CHAPITRE III. — PHOTOGRAPHIE PENDANT LA VIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — PHOTOGRAPHIE PENDANT LA VIE

car la malade est forcément immobile. Il faudra néanmoins se hâter, car l’attaque proprement dite va débuter.

La première période dite épéleptoïde se divise en trois phases : la phase tonique, la phase clonique et la phase de résolution.

Dans la première, qui est caractérisée par des secousses partielles du corps ou des membres, il faudra faire des instantanés rapides pour avoir la netteté complète ou au contraire se contenter d’une vitesse moindre si l’on veut montrer sur l'épreuve les parties affectées de mouvements plus ou moins rapides.

Dans la phase tonique, avant d'arriver à l’immobilité tétanique, la malade exécute avec les membres quelques grands mouvements

(fig. 41), puis survient la deuxième phase avec immobilité tétanique ou tétanisme (fig. 42).

Dans cette phase, l’immobilité est complète et l’on n’éprouve aucune difficulté à reproduire l'attitude du malade.

Dans la phase clonique, les mouvements ont une certaine lenteur, car la tétanisation des muscles est partielle. Voici un dessin schématique de Richer qui donne une idée parfaite des grands mouvements cloniques (fig. 43). Dans l’espèce, il sera avantageux de faire plusieurs épreuves instantanées ou mieux encore de se servir d’un appareil photochronographique.

Après un court repos commence la période des grands mouvements que M. Charcot a appelé non sans raison /& période du closwnisme ; en elfet, la malade effectue une série de tours de force, de mouvements illogiques qui rendraient jaloux l’acrobate le plus

Page 1