‹ La photographie médicaleChapitre 65 sur 112 · ALE · texte numérisé non relu

ALE

MÉDIC

LA

GHAPITRE III: — PHOTOGRAPHIE PENDANT LA VIE. 101 habile. En voici deux spécimens choisis parmi l’infinité de poses que l’on peut rencontrer (fig. 44 et 45). Il en est cependant une

qui est particulièrement typique et que l’on trouve fréquemment,

Vient alors une nouvelle phase, c’est celle des grands mouvements, qui diffèrent des précédents en ce qu'ils n’ont aucune relation avec la tétanisation et qu’ils ne sont pas compatibles avec un degré quelconque de contracture, mais qu’ils impliquent, au

contraire, un relâchement musculaire complet.

7’es s cette période qu’il faudra opérer le plus rapidement Z est dans cette p |

possible et surtout prendre des épreuves successives. En effet,

certains de ces mouvements sont si rapides que l’œil ne peut en

faire qu'une analyse absolument imparfaite. Nous donnons ( fs. A7) une variété très remarquable des grands mouvements, la malade passant successivement par les trois positions indiquées sur le dessin.

Nous arrivons alors à la quatrième période que M. Charcot a admirablement définie, période des attitudes passionnelles ou des poses plastiques. La malade est en proie à des hallucinations qui la ravissent et la transportent dans un monde imaginaire. Elle assiste à des scènes gaies ou tristes (/£g. 48 et 49), parfois à des drames dont elle traduit toutes les phases et par les paroles qu’elle laisse échapper et par sa mimique expressive. La reproduction de ces scènes aussi variées qu'imprévues sera faite par la Photographie avec quelques difficultés, il faut le dire, car elles se succèdent rapidement. Il faudra toujours être prêt à opérer et saisir au moment voulu l'attitude intéressante. Dans cette hypothèse, comme du reste dans les précédentes, l'emploi de la chambre à double corps sera tout indiqué; car la malade se déplace constamment et il ne serait pas possible d'effectuer la mise au point par les procédés ordinaires.

Après la période des attitudes passionnelles, l’attaque est à proprement parler terminée, mais il peut encore se produire du délire et des contractures partielles ou générales : on opérera suivant les hypothèses comme nous l'avons indiqué précédemment.

Pour terminer cette revue rapide de la grande attaque d’hystérie et montrer la violence de ces crises, nous donnons (fig. 5o) deux

des positions prises par un hystérique mâle dans le cours de son

attaque. On peut, par l'examen de ces épreuves et de celles qui pré-

cèdent se rendre un compte exact des difficultés que l’on rencon-

trera dans l’application de la Photographie à ces études spéciales.

don à re SAvUnne ne £ 2 LE :

Par contre, nous avons cru intéressant de donner une planche

représentant une de ces périodes qui sont caractérisées par l’immobilité absolue du malade. 1] s’agit, dans l'espèce, d’une attaque de sommeil hystérique, qui peut avoir une durée fort longue. Les difficultés photographiques dans cette hypothèse sont presque

nulles et l’on peut obtenir avec facilité des épreuves de grand

format absolument irréprochables CRETE):

LONDE. — Photographie m

Re

Sommeil hystérique.

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