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CHAPITRE III. — PHOTOGRAPHIE PENDANT LA VIE. III

Dans ce cas particulier, puisque l'appareil doit fonctionner d'une manière continue, nous supprimons la pièce de contact à interrupteur pour la remplacer par une pièce semblable, mais entièrement en métal. De cette manière, l’appareil fonctionne indéfiniment. Comme nous avons affaire à un sujet endormi et à des mouvements dont la durée totale est de plusieurs minutes, nous donnerons le temps de pose que nous reconnaîtrons nécessaire pour obtenir une bonne image : une ou deux ou trois secondes par exemple.

Nous donnons (P{. 14) les deux phases extrêmes d’un transfert de contracture chez une hystérique. La lenteur du phénomène permet d'obtenir facilement des épreuves posées de grand format.

Nous avons obtenu également de bons résultats avec cetappareil dans un cas de reproduction de torticolis spasmodique. Notre malade parvenait à opérer la version de la tête par des procédés variables, soit la tête en avant, soit en arrière. La série des mouve-

ments qu'il exécutait était curieuse à conserver et1l mettait environ

six secondes pour les réaliser.

L'appareil réglé pour fonctionner en six secondes nous a donné d'excellents résultats (fig. 52).

L'appareil photo-électrique que nous avons exécuté donnait des images trop petites à notre avis, mais nous avions dû reculer devant l'achat d'objectifs plus puissants. Grâce alors aux subventions qui nous ont été accordées par la Faculté de Médecine et l'Association pour l’avancement des Sciences, nous avons pu commencer la construction d’un appareil de plus grand format. Nous nous sommes

arrêté au format $, qui correspond à celui des projections et permet de montrer facilement les résultats agrandis. Les objectifs, au lieu d’être disposés en couronne, sont placés en batterie sur trois lignes parallèles, ce qui permet d'obtenir 12 images sur une plaque #{ et d'utiliser entièrement celle-ci, ce qui n'avait pas lieu avec l'appareil précédent dans lequel les images n’occupaient qu'une partie de la plaque (fig. 53).

Nous avons conservé dans cet appareil le même principe, à savoir : la variabilité des intervalles et celle des temps de pose, mais en limitant ceux-ci-aux divers degrés de l’instantanéité. Nous

O avons eu plus en vue la reproduction des mouvements rapides et,

| d'autre part, avec la grande sensibilité des procédés actuels, on ' : . . À er dans bien des cas avec une vitesse faible et ne pas être

peut opér ) les. On sera conduit, tout

obligé de poser une ou plusieurs secon

simplement, à opérer en plein air. Nous croyons, en effet, qu il

est fort difficile de réaliser un appareil qui donne à la fois, et ceci pratiquement, les poses de durée quelconque et les plus rapides.

Dans notre dernier appareil, chaque objectif comporte un obturateur susceptible de donner cinq vitesses différentes, ce qui est plus que suffisant dans la pratique. Une pièce spéciale armée de 12 dents peut déclencher les obturateurs les uns après les autres. Suivant la vitesse que l’on donnera à cette tige, on obtiendra entre

chaque pose les intervalles voulus.

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