CHAPITRE III. — PHOTOGRAPHIE PENDANT LA VIE
valles également quelconques. La seule difficulté consistera dans le dispositif qu’il faudra employer pour lancer des courants de durée déterminée à des intervalles également déterminés et à empêcher l'appareil de fonctionner lorsque toutes les plaques auront été impressionnées. En ce qui concerne cetle dernière partie nous y arrivons de la manière suivante : le grand axe du mouvement d’horlogerie qui correspond à celui du disque obturateur porte extérieurement une pièce circulaire en métal par laquelle arrive le courant au moyen d’un frottoir métallique relié à un des pôles de la pile, l’autre pôle étant relié directement à l’électro-aimant : cette pièce porte en un point de sa circonférence un évidement garni d’une matière iso!ante. Lorsque le contact latéral arrivera sur cette partie, le courant cessera de passer el l'appareil s'arrêtera automatiquement.
Lorsque nous voulons obtenir des épreuves, à des intervalles connus et assez rapprochés, il est fort commode de se servir d’un métronome électrique qui envoie le courant dans l'appareil à des intervalles réglés d'avance. Le métronome étant en marche et le courant coupé au moyen d’un interrupteur, il n'y aura qu’à le
rétablir pour voir fonctionner l'appareil (Jig- Sn s
J, BLANADET
Si l’on veut opérer à des intervalles plus prolongés el donner
une certaine durée à la pose, on pourra $e servir avec avantage
du régulateur de Foucault sur lequel on installera les contacts voulus.
Cet appareil, que nous avions construit d’un format modéré et avec nos ressources personnelles, ne nous a pas paru susceptible de donner des épreuves très rapprochées les unes des autres, car le disque obturateur est d’une certaine masse et il est difficile, à cause des arrêts qui doivent se produire à chaque épreuve, d’obtenir une vitesse suffisamment grande. Sous ce rapport, il ne saurait être rapproché des beaux appareils de Marey.
Mais, en ce qui concerne l’obtention des épreuves plus espacées et d’une durée de pose plus appréciable, il est au contraire très avantageux. Dans certains cas, il peut permettre d’enregistrer automatiquement des expériences de longue durée, et ceci dans le laboratoire même, sans être obligé d’opérer en plein soleil.
Il s’agit, par exemple, de faire l’analyse complète du phénomène du transfert chez une hystérique. On connaît le fait qui a été découvert par l’École de la Salpêtrière et qui est d’une importance capitale en thérapeutique nerveuse. Une malade a une contracture du bras droit, d’origine hystérique. On la plonge dans le sommeil hypnotique et l’on place à côté du bras malade un aimant (P4. IW). Peu à peu, sous l'influence de celui-ci, la contracture disparaît du bras malade, mais en même temps elle apparaît sur le bras opposé, et ceci d’une manière rigoureusement sy métrique. Voilà le transfert opéré, mais si le phénomène se bornait là, la malade ne s’en trouverait guère mieux; mais voici que le phénomène se poursuit, eL la contracture revient comme elle était au début. A la suite d’une série d’oscillations de ce genre, la contracture disparaît des denx côtés à la fois. L'expérience est terminée. Le temps de transfert est très variable, il se chiffre le plus souvent par des minutes; on pourra donc trouver avantage à disposer l'appareil de façon à prendre automatiquement une épreuve toutes les minutes. Au bout de 9 épreuves (!), ilsuffira de remettre un autre châssis et de cette manière on obtiendra une série aussi longue qu'il sera néces-
saire.
(*) Notre appareil photo-électrique donne 9 images disposées en couronne sur une plaque 4.
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