CHAPITRE
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ÉDICALE.
nous avons fait avec le D' Gilles de la Tourette, de réduire d’un
Empreinte du pied dans la maladie de Friedreich.
seul coup ces longues bandes avec une précision mathématique et de pouvoir les publier facilement.
Cette méthode, peu employée jusqu’à présent, est susceptible
CHAPITRE IV. — APPLICATIONS DIVERSES. 119 d'applications intéressantes, les empreintes de pieds (Jig. 55), de mains pouvant révéler des particularités intéressantes. La Photographie interviendra toujours pour assurer la conservation ou la
reproduction des documents ainsi obtenus.
APPLICATION DE LA PHOTOGRAPHIE A L'ÉTUDE DES ALIÉNÉS, DES DÉGÉNÉRÉS ET DES IDIOTS.
La reproduction de ces divers malades présentera plusieurs difficultés. Ils constituent tout d’abord la catégorie des sujets auxquels on ne saurait demander l’immobilité, à cause, d’une part, de leur état cérébral absolument modifié et, de l’autre, à cause des tics dont ils sont souvent atteints. C’est dans cette hypothèse qu’on trouvera grand avantage à employer la chambre à double corps que nous avons décrite, maïs cet appareil, si perfectionné qu'il soit, ne sera pas toujours suffisant. En effet, certains malades sont craintifs, méfiants et la vue d’un appareil photographique de grand format monté sur un pied peut les effrayer et modifier leur attitude. On voit par là ce qu'il faut éviter à tout prix si l’on veut obtenir des documents typiques.
Nous nous servons alors d’un autre appareil que nous avons combiné avec M. Ch. Dessoudeix. C’est une petite chambre portative que l’on porte en bandoulière et qui est toujours prête à fonctionner. De cette manière, on s'approche du malade sans éveiller son attention et on le saisit instantanément.
Nous avons adopté pour cette chambre un format réduit afin d’avoir un instrument maniable et de faible volume. Le format À qui correspond à la grandeur des images pour projection est celui que nous employ ons.
Comme il s’agit d'obtenir des documents utilisables pour le médecin, notre appareil est disposé pour opérer au besoin d’assez près; c’est-à-dire que, dans certains cas, nous pouvons faire des têtes de 0",03. La difficulté que l’on rencontre dans un appareil de ce genre consiste en ce qu’il faut être assuré de la netteté de l’image aussi bien que dans un appareil ordinaire; il ne saurait
être question d'employer les procédés de mise au point précédem-
ment décrits qui prennent un certain temps, car la condition de succès réside précisément dans la rapidité de l'opération. Voici à quel dispositif nous nous sommes arrêtés.
La petite chambre forme un bloc cubique de dimensions restreintes. Aucun organe ne dépasse. À l’avant se trouvent les deux objectifs, le diaphragme rotatif, la manette des vitesses de l’obturateur et le déclenchement de celui-ci. L'objectif inférieur est destiné à l'obtention de l’image et est muni à cet effet de l’obtu-
rateur dont nous reparlerons plus tard; l’objecuf supérieur sert à
viser et il renvoie au moyen d’un miroir son image sur le verre dépoli. Au moyen d’une bonnette à laquelle on place les deux yeux, on peut examiner cette image sans l'emploi du voile noir SC ER (Jig. 50).
Les deux objectifs rigoureusement de même foyer sont commandés simultanément par la même crémaillère, de telle sorte que toute variation sur le verre dépoli du viseur corresponde à une
variation précisément égale dans le plan focal. La conclusion est
que toute image nette sur le verre dépoli le sera également sur la
plaque sensible. Il sera donc de la plus grande facilité de mettre au
point en même temps que l’on vise le sujet à reproduire. Aussitôt