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CHAPITRE IV. — APPLICATIONS DIVERSES

la netteté obtenue, on n’a qu’à appuyer sur le bouton qui déclenche l’obturateur.

On peut même dans certains cas et en plaçant l'appareil sur une table, un support quelconque, poser un temps déterminé lorsque la lumière est insuffisante. Dans ce cas, on opère avec une poire pneumatique qui commande l’obturateur et permet de le laisser ouvert tant que dure la pression de la main.

Les plaques sensibles, placées dans des petits cadres métalliques, se trouvent à l'arrière de la chambre dans un logement spécial qui permet de les substituer les unes aux autres au moyen d’une simple rotation de la chambre d’arrière en avant et un numérotage spécial permet de savoir exactement le nombre de plaques employées. On peut donc faire un certain nombre de vues très rapidement, car il suffit entre chaque pose d’armer l’obturateur et de changer la plaque qui vient d’être exposée.

Inutile de dire qu'un mécanisme spécial empêche la lumière de pénétrer dans l’appareil lorsque l’on arme l’obturateur : de cette manière on aura une sécurité absolue.

Comme spécimen d'épreuves obtenues avec cet appareil, nous donnons la reproduction d’une malade qui, dans un accès de délire, a brisé les liens de sa camisole de force et qui, malgré une fracture du pied qui la tenait au lit, s’est échappée dans les jardins de la Salpétrière. Grâce à notre appareil qui est toujours prêt, nous avons pu la photographier facilement, ce qui n’eût pas été certainement possible avec le matériel ordinaire (!) (fig. 57).

Nous venons d’examiner l’hypothèse, et elle se présentera fréquemment, dans laquelle la mobilité du sujet crée des difficultés spéciales; mais il n’en sera pas Loujours ainsi et, par des procédés plus commodes à réaliser, on pourra noter les modifications permanentes que l’on rencontre dans cette classe de malades. Les déformations craniennes, si fréquentes chez les idiots et les crétins, seront intéressantes à conserver et l’examen des photographies peut en dire plus que bien des descriptions. Un coup d’œil jeté dans la collection du D' Bourneville, à Bicêtre, prouvera

(*) Nous devons ce dessin à l’obligeance de notre ami M. Martin, et nous lui

adressons à ce sujet nos plus sincères remerciements.

bien la vérité de ce que nous avançons. La physionomie, l

facies, l’attitude ne seront pas moins utiles à recueillir.

Fig. 57.

La reproduction des anomalies que l’on constate fréquemment dans l’espèce pied-bot, bec-de-lièvre, strabisme, etc., présentera également pour le médecin un vaste champ d’études.

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