MATÉRIEL NÉCESSAIRE POUR LES ÉTUDES MICROPHOTOGRAPHIQUES
Ce matériel se compose du système optique servant à éclairer la préparation, du microscope destiné à agrandir celle-ci à la taille voulue et de la chambre noire destinée à recevoir l’image.
Nous compléterons cette étude en donnant quelques indications sur les qualités que doivent avoir les préparations ainsi que sur les
procédés de coloration à employer.
Système optique. — Bien que dans la pratique ordinaire du microscope on fasse peu usage de lumière artificielle et qu’à la rigueur on puisse opérer de même dans la Photographie microscopique, nous croyons qu'il est indispensable de travailler avec une source de lumière très intense; son emploi nous permettra d’effectuer la mise au point avec grande facilité et de réduire le temps de pose à des limites raisonnables. La chose n’est pas indifférente, car, lorsque l’on emploie de forts grossissements ou que l’on fait usage de diaphragmes un peu petits, la lumière diffuse entraîne à des durées de pose par trop considérables.
Nous entendons par lumière naturelle la lumière diffuse du jour réfléchie par le miroir du microscope, et nos remarques ne s’appliquent nullement à la lumière solaire. Celle-ci est du reste la source de lumière la plus intense que nous connaissions et la plus économique indiscutablement. Malheureusement, si elle est à la portée de tous, sans bourse délier, elle a un grave défaut, c’est d’être inconstante ou irrégulière. Elle est un collaborateur des plus précieux, mais qui peut faire défaut précisément au moment où l’on a besoin de lui. Son usage n’est nullement compatible
avec un travail régulier et de tous les instants. Aussi ne l’emploiet-on que dans quelques cas exceptionnels, lorsque l’on a besoin d’un maximum de lumière et, dans ce cas, on ne travaille que lorsque le soleil se montre dans tout son éclat. Pour en diriger la marche et maintenir les rayons dans l'axe du microscope, on emploie un instrument spécial, l’héliostat. Cet appareil (fig. 63) permet, malgré le déplacement continuel du soleil, de maintenir ses rayons
dans une direction constante. Le modèle que nous employons, et
qui est du reste le moins coûteux des appareils existants, est celui de M. Prazmowski:; il nous a toujours donné d’excellents résultats. Malgré les avantages de la lumière solaire au point de vue de l'intensité, nous préférons de beaucoup, dans la pratique, les éclairages artificiels que l’on a toujours à sa disposition et qui permettent le travail à tout instant.
Il en est trois que l’on emploie avec égal succès, ce sont : la
lampe à pétrole, l'éclairage électrique et la lumière oxhydrique.
1° Lampe à pétrole. — Il faut prendre des lampes de fort calibre à trois ou cinq mèches. Elles produisent une très belle lumière et n’ont que l’inconvénient de donner beaucoup de chaleur. Il faut les entretenir avec soin et couper la mèche avant
chaque séance.