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CHAPITRE V. — PHOTOGRAPHIE APRÈS DÉCÈS

D£ Éclairage électrique. — Cet éclairage est employé avec succès par un certain nombre de personnes. Il a l'avantage de dégager beaucoup moins de chaleur que la lampe à pétrole, de se prêter à des allumages et à des extinctions faciles et surtout de s'adapter commodément sous le microscope. On se sert, en effet, de petites lampes à incandescence de faibles dimensions que l’on place directement sous la platine. Le filament doit être rectiligne et ne pas dépasser 2mm à 3mm de facon à donner un point bien lumineux. On trouvera avantage à faire argenter une moitié de la lampe qui servira ainsi de réflecteur. Ces lampes sont actionnées par une batterie au bichromate de potasse ou par des accumulateurs.

Maintenant que les installations électriques se dév eloppent dans les grands centres, ce mode d'éclairage deviendra de plus en plus pratique.

3° Lumière oxhydrique. — Cette lumière est. obtenue par la projection, sur un bâton de chaux, d’un mélange d'oxygène et d'hydrogène ou, plus simplement, en place de celui-ci, de gaz d’éclairage. On obtient ainsi un foyer lumineux des plus intenses

et, à notre avis, c’est cette combinaison qui est préférable.

Fig. 64.

\, tube servant à monter le chalumeau: B, support du bâton de chaux; G, vis de serr

age, permettant d’avancer ou de reculer le bâton de chaux; D, E, tubes séparés pour l’arrivée des deux gaz; F, tube de sortie du mélange des deux gaz;

H, robinet de réglage de l'hydrogène; O, robinet de réglage de l'oxygène.

Elle exige, il est vrai, un matériel spécial, mais elle se trouve habituellement dans la plupart des laboratoires, car c’est la même qui est employée pour les projections.

Le chalumeauàlumièreoxhydrique( /£g. 64)secompose d’un pied métallique supportant le bâton de chaux ; deux tubes concentriques

amènent en face de celui-ci le mélange d'oxygène et de gaz d’éclairage. Ce mélange, qui est très détonant, nese fait qu’à la sortie des tubes, ce qui évite tout danger. L’un des tubes est en relation avec le réservoir d'oxygène, l’autre avec la conduite de gaz d'éclairage : des robinets permettent de régler l’arrivée de ceux-ci. Actuellement on trouve à Paris, à la Compagnie de l’oxygène, des tubes d'oxygène comprimé qui sont d’un emploi fort commode. Si l'on n’a pas cette facilité, il faudra préparer l’oxygène soi-même. Cette opération n’est pas bien compliquée, mais nécessite un matériel spécial. On trouvera tous les détails de la fabrication de l’oxygène dans le Traité pratique des agrandissements photogra-

phiques de M. E. Trutat.

Règles pratiques pour l’emploi de la lumière oxhydrique. — Le réservoir d'oxygène et la conduite de gaz étant reliés aux deux tubes du chalumeau au moyen de tubes en caoutchouc, on veille à ce qu'aucune fuite ne se produise : c’est une question de bonnes ligatures. On ouvre le robinet du gaz que l’on enflamme; on tourne alors le bâton de chaux sur son axe de façon à l’échauffer progressivement et à éviter son éclatement. Lorsqu'il est suffisamment chaud, on envoie peu à peu l’oxygène et l’on règle les deux

robinets de façon à avoir la lumière la plus intense possible sans

cependant qu'il y ait sifflement.

Lorsque l’on travaille d’une manière continue, qu'il faut à chaque instant de la lumière, il nous paraît plus commode d’installer un dispositif très simple qui permet, avec un réglage fait une fois pour toutes, d'allumer, d’éteindre avec facilité, d'éviter par suite les dépenses inutiles et d’obtenir cependant toujours la même intensité lumineuse.

Ce dispositif, que nôus avons imaginé et appliqué lorsque nous travaillions avec le D' Paul Blocq à notre Atlas d’Anatomie pathologique de la moelle épinière, est ainsi composé :

Sur le tube amenant l’oxygène (fig. 65), nous mettons à portée de notre main un robinet qui permet l’arrivée ou la suppression du gaz. Le robinet du chalumeau sert à régler la quantité d’oxygène qui doit brüler.

Sur la conduite de gaz nous adaptons un système différent ; nous

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