APITRE V. — PHOTOGRAPHIE APRÈS DÉ
ne comprenons pas, On S adresse souvent aux fabricants étrangers,
nous devons reconnaître qu'il existe en France un certain nombre
d opticiens qui peuvent lutter avec succès contre l'étranger.
Toutes les préparation,
ment; s'il s’2
l’étroitesse «
table. Dans c
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M. Yvon ( ji,
pour notre éminemmer
Dans les €
l'objectif po:
qui augmen
a des grossissements considérables.
fois qu’il s'agira de photographier un point de la les microscopes ordinaires s'y prêteront admirable-
agit de grandes surfaces, de moelles par exemple,
Fig. 66
u tube du microscope sera un obstacle insurmone cas, on a proposé d'employer des microscopes spée tube a de grandes dimensions, tels que ceux de 70); de M. Dumaige (fig. 66). Nous préférons,
part, employer le dispositif de Duboseq qui est
pratique.
tudes microscopiques, on se sert conjointement de
ssédant un grossissement déterminé et d’un oculaire
e encore ce grossissement : c’est ainsi que l’on arrive
L’oculaire a cependant un
inconvénient, c’est celui de supprimer une grande quantité de lumière. Aussi nous préférons toujours travailler avec l’objectif seul (1). Nous avons, en effet, grâce au rage de notre chambre, le moyen d'obtenir par son allongement des agrandissements considérables.
En général, dans les opérations de microphotographie, il sera
nécessaire d'employer des diaphragmes quelquefois assez petits
() Il est bien entendu que,
dans les cas où il sera nécessaire d’avoir des gr sissements très considér
ables, il faudra employer l’ocula difficultés pour effectuer la mise au [
e. On éprouvera plus de point parce que l’image est moins éclairée,
et il faudra de plus augmenter considérablement les durées d'exposition.
CHAPITRE V. — PHOTOGRAPHIE APRÈS DÉC pour augmenter la netteté générale. Avec les objectifs faibles, ils doivent être placés dans l’intérieur de ceux-ci entre les lentilles. Pour les forts grossissements on emploie, en général, un diaphragme iris placé en avant de la préparation.
Pour les faibles grossissements, on pourra se contenter de déplacer la préparation à la main afin de trouver le point que l’on |
veut reproduire; pour les forts orossissements, 11 Sera indispen-
sable d'utiliser les platines à double mouvement. Grâce à elles, on peut explorer mathématiquement la préparation et arriver à la plus grande précision. Nous donnons (/ig. 67) le dessin du modèle de platine de Karl Zeiss. On voit parfaitement les deux boutons qui permettent de déplacer la préparation dans un sens ou dans un autre. En dessous de la plane se trouve un troisième bouton que l’on aperçoit en pointillé et qui permet de faire tourner la préparation sur un axe idéal qui coïnciderait avec l’axe optique
de l'objectif.
Modifications à apporter à l’éclairage. — Le lecteur n’est pas sans savoir que les procédés photographiques employés cou-
ramment sont loin de rendre toutes les valeurs de l'original,
lorsque celui-ci présente des colorations variées. Certaines couleurs, très intenses pour notre œil, n’ont qu’une action très faible sur la couche sensible, alors que d’autres, au contraire, sont plus visibles, si nous osons nous exprimer ainsi, pour la plaque que pour notre œil. Il s'ensuit que les effets peuvent se trouver complètement renversés. C’est là un écueil qu'il s’agit d'éviter.
On peut obtenir ce résultat soit par l'emploi des plaques isOchromatiques, soit par l’interposition de milieux colorés. Examinons successivement ces deux manières d'opérer.
1° Emploi des plaques isochromatiques. — Si l’on incorpore dans la couche sensible des substances chimiques capables d’absorber certains rayons du spectre, on constate que la plaque est devenue plus sensible précisément pour ces rayons. Telle est la base de l’isochromatisme. Les substances que l’on emploie le plus fréquemment sont l’éosine, la chorophylle, la cyanine, etc. La présence de ces substances modifie complètement la sensibilité
des plaques pour tel ou tel rayon du spectre. Il s'ensuit que, dans
jaune, au jaune et au rouge
chaque cas déterminé, il faudra adopter tel ou tel produit susceptible de donner le meilleur résultat. C’est là une étude très délicate et nous engageons le lecteur qui voudrait approfondir la question à consulter les Ouvrages spéciaux.
La préparation des plaques isochromatiques se fait maintenant industriellement; on trouve des plaques sensibles au vert et au (1). L’addition de la matière est faite
dans l’émulsion même. Mais ces plaques ne sauraient suffire dans
is avec les
tous les cas et l’on peut être conduit à faire des diverses substances que nous venons de mentionner.
Le mode d’opérer est élémentaire. Il suffit wi faire des solutions très diluées des substances en question, au 4 par exemple, d’y plonger la plaque pendant deux minutes, del a laver abondamment et de la faire sécher.
Pour bien se rendre compte des résultats obtenus, il faut faire des essais préliminaires d’après un spectre bien pur, mais, en pratique, on pourra se contenter de photographier un des spectres que l’on trouve dans les bons Ouvrages de Physique ou de Spectroscopie.
L'emploi des plaques isochromatiques est très délicat et il faut une certaine expérience pour en tirer le maximum d'effet. Ainsi, avec les plaques isochromatiques du commerce, on obtient assez souvent des résultats peu concluants. Si alors on interpose une légère pellicule jaune, immédiatement les résultats changent du tout au tout,
Emploi des milieux colorés. — Nous arrivons à parler d’une autre méthode qui consiste à interposer sur le trajet des rayons lumineux des verres ou des liquides ‘colorés, tout en employant les plaques ordinaires non isochromatisées. Ce dispositif nous paraît préférable, car il permet plus facilement les essais et la p ralique montre que les résultats peuvent être aussi parfaits qu'avec les plaques isochromatiques. Si l’on emploie des verres colorés, ils devront être taillés à faces parallèles de façon
à ne pas apporter de perturbation dans la marche des rayons
(*) Ces plaques spéciales sont préparées par la maison Lumière, de Lyon ; M. Attout-Tailfer fabrique également d'excellentes plaques isochromatiques.
CHAPITRE V. — PHOTOGRAPHIE APRÈS DÉCÈS. 153 lumineux. Si l’on se sert de liquides, ceux-ci devront être mis dans des cuves à faces parallèles.
Le principe sur lequel on se base n’est plus le même que tout à l'heure.
Le verre coloré est destiné à retenir les rayons qui seraient
trop actifs et à laisser passer uniquement ceux que l’on désire faire agir. Ainsi un verre rouge laissera passer les rayons rouges et arrêtera les rayons violets.
Le choix du verre convenable devra être fait dans chaque cas en se réglant sur ce que nous venons de dire.
Nous devons ajouter que cette méthode sera complétée avantageusement en combinant l'effet des milieux colorés avec l'emploi des plaques isochromatisées pour telle ou telle couleur : on obtiendra ainsi des effets plus complets et surtout une grande
diminution de la durée du temps de la pose.
Chambre noire. — En principe, toute chambre: peut servir | pe; Ï pour la Photographie microscopique au moyen de quelques petites
modifications ; mais, à notre avis, il vaut mieux employer un appa-
reil tel que celui que nous avons fait construire pour le laboratoire de la Salpétrière. C’est une chambre à très long tirage (celui-ci peut être de 2" s’il est nécessaire) se plaçant verticalement ou horizontalement (fig. 68). Chaque opérateur peut préférer l’une ou l’autre
disposition, et, dans certains cas, elle est indiquée obligatoirement par le mode d'éclairage ou la nature de la préparation. Aïnsi, si l'on opère avec un héliostat ou une lumière oxhydrique, il pourra être plus avantageux de placer l’appa reil horizontalement, l'examen de l’image étant également plus commode; d’autre part, si l’on a affaire à des objets animés en suspension dans un liquide, il est évident qu’il faut opérer verticalement. Le cadre d’arrière est plus grand que dans les appareils ordinaires et il permet, au moyen de trois portes latérales, d'examiner directement l’image dans le
plan focal. À cet effet, au ieu de mettre au point sur le verre
dépoli, ce qui est quelque ois très délicat à cause du grain de
celui-ci, on met au point sur une feuille de papier blanc collée
sur une glace. Celle-ci se place donc dans le châssis négatif et on
lui substitue, au moyen de l'opération, la plaque sensible (1). De cette manière, on est assuré de la concordance rigoureuse des deux surfaces, ce qui n’arrive pas avec les châssis ordinaires dans lesquels la plaque ne se trouve pas toujours exactement en concordance avec l'emplacement du verre dépoli.
La réunion de la chambre noire au microscope se fait au moyen d’une enveloppe en étoffe souple et imperméable à la lumière. Ce détail est important, car le moindre mouvement de lappareil pourrait se transmettre au microscope et déranger la mise au point et le centrage. De plus, si le poids de la chambre venait à porter sur le microscope, le fonctionnement de la vis micromé-
trique se trouverait compromis.
Dispositions générales. — En principe, nous préférons installer notre appareil micrographique dans une pièce sombre : la mise au point s'effectue avec beaucoup plus de facilité. Néanmoins, pour certains travaux courants, il peut être préférable d'installer l'appareil photographique dans le laboratoire clair ; on étudie la préparation au microscope et on la photographie lorsqu'il est nécessaire. Dans ce cas, on installe l'appareil verticale-
ment sur un support peu élevé du sol, de manière que le verre
(*) Il est bien entendu que l’on ne peut opérer ainsi que si l'appareil est placé dans une pièce obscure.