CHAPITRE V. — PHOTOGRAPHIE APRÈS DÉCÈS
dépoli se trouve à une hauteur convenable: on dispose par devant le dispositif éclairant auquel on donne la préférence ; pour notre part, comme nous l'avons dit, nous employ ons toujours l'éclairage oxhydrique. Sur le pied de l'appareil se trouve une équerre en bois destinée à encastrer le microscope et à le mettre sans tâtonnements à la place voulue. Lorsque l’on a bien déterminé la partie que l’on veut photographier, on immobilise la préparation sur la platine à l’aide de volets et l’on porte le microscope sous la chambre noire. On le réunit au moyen d’un cône en caoutchouc ou d’un petit soufflet très léger qui vient s’engager sur le tube du microscope. On règle alors la lumière et on effectue la mise au point en avançant ou en reculant le verre dépoli et en agissant sur la crémaillère du microscope; on diaphragme s’il est nécessaire et on interpose également les solutions coloréés. La mise au point s'effectue sur le verre dépoli, la tête de l'opérateur étant abritée sous un voile noir. Pour les mises au point délicates, on peut trouver avantage à faire remuer le verre dépoli dans son logement ; de cette manière, son grain’ disparaît et l'opération est bien facilitée. On peut encore se servir pour achever la mise au point d’une glace bien pure sur la face inférieure de laquelle on a tracé des traits au diamant. Une loupe est alors posée sur cette glace de manière que l’on voie avec netteté les traits ; lorsque l’image est également nette, on est assuré qu’elle se fait exactement dans le plan convenable.
Une fois la mise au point effectuée, on interpose un écran Opaque quelconque sur le trajet des rayons lumineux, puis on substitue avec précaution le châssis contenant la plaque sensible au verre dépoli. On pose alors le temps voulu et l’on procède ensuite au développement par les procédés habituels.
e dispositif vertical doit être employé pour toutes les prépa-
rations à l’état frais ou pour les corps en suspension dans un
liquide.
Appareils spéciaux. — Le lecteur remarquera que nous lui indiquons les procédés les plus simples et les moins dispendieux. IL est clair que dans un laboratoire spécialement destiné aux études
microphotographiques on opérera différemment. On aura à poste
fixe deux appareils, l’un vertical, l’autre horizontal, toujours prêts à fonctionner. Le microscope d'étude ne sera pas déplacé et l’on se contentera de porter les préparations, suivant les cas, sous l’un ou l’autre appareil.
On pourra employer, si l’on a les ressources suffisantes, des appareils très perfectionnés comme celui dont nous donnons le dessin ci-contre et qui est établi par l’habile constructeur M. Nachet ( /iz.69). Le microscope est placé horizontalement ainsi que la
chambre noire. Un tube supérieur à angle droit permet, au moyen
d’un prisme intérieur placé sur le trajet des rayons lumineux, d’exa-
miner l’image, de la centrer et d’en parfaire l'éclairage. Le prisme est ensuite retiré et l’image va se peindre sur le verre dépoli; on effectue la mise au point photographique en agissant sur le bouton moleté qui, au moyen d’une tige de renvoi et de poulies, actionne la vis micrométrique du microscope. Cet appareil se prête aussi à l’obtention des épreuves instantanées, ce qui peut être très précieux pour l'étude des animaux en mouvement.
Nous citerons également l'appareil de M. Yvon, qui est construil
par la maison Verick( fig. 70); il permet d'opérer soit avec l'objectif
seul, soit avec l’objectif et l’oculaire, soit même de fixer les spectres d'absorption et d'émission. La disposition extérieure de cet instrument est la même que celle du microscope, mais le corps a un dia-
mètre de o",10 et une hauteur de o0",30, qui, au moyen d’une
Fig. 5o.