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GHAPITRE V. — PHOTOGRAPHIE APRÈS DÉCÈS

Les coupes sont ensuite lavées, déshydratées par l’alcool absolu, éclaircies par l’essence de girofle, et montées dans le baume de Canada. Dans cette méthode, la myéline est colorée en jaune, les cylindres-axes en rouge, les cellules nerveuses en rouge un et leur noyau en rouge, le tissu conjonctif et la névroglie en rose, et leurs cellules en rouge.

Dans ce procédé l’ensemble des colorations obtenues est dans la note rouge ou jaune, couleurs qui, on le sait, sont antiphotogéniques. Néanmoins les préparations au picro-carmin donnent d'excellents résultats, précisément parce qu’elles n’offrent que des colorations de même genre. Il n’y aura qu’à allonger la pose suffsamment. Îl pourra être avantageux d'employer dans ce cas particulier des plaques isochromatiques plus spécialement préparées pour la reproduction des objets colorés en jaune ou en rouge. L'interposition d’un verre jaune, ou d’une cuve à faces parallèles remplie d’une solution jaune, nous a donné d’excellents résultats en retardant la venue du fond et, par suite, sa solarisation qui aurait pu se produire avec les longues poses qui sont souvent

nécessaires.

B. Méthode de Weighert. — Les coupes séjournent tout d’abord pendant trois heures dans une solution concentrée d’acétate de cuivre, puis pendant vingt-quatre heures dans la solution

suivante :

Hématoxyline 15 Alcool absolu. TO LE LE Sn M DD Du be On 90% Solution saturée de carbonate de lithine. 18

Les coupes ainsi colorées sont rincées à l’eau, puis passées pendant une demi-heure dans la solution suivante dite solution décolorante :

Borax 2 REUNION RCE 28 Ferricyanure de potassium............. 2,5 TO OR TS M D 0 OT AO D 200

Après lavage, on déshydrate, on éclaireit, et on monte comme

précédemment.

Ce procédé, très employé, donne d'excellents résultats au point de vue histologique. La myéline des tubes nerveux est colorée en noir bleu, les cylindres-axes sont décolorés, les cellules nerveuses apparaissent en jaune ocre, et leur noyau en jaune plus foncé, le tissu conjonctif et la névroglie en jaune orangé et leurs cellules en jaune plus clair. Les lésions habituelles (scléroses) se distinguent par leur coloration jaune qui remplace la teinte noir bleu.

Ce procédé offre des difficultés particulières de reproduction au point de vue photographique puisqu'il comporte à la fois des colorations très photogéniques et d’autres qui le sont beaucoup moins. Pour arriver à de bons résultats, il faudra éteindre les rayons les plus actiniques et, à cet effet, employer des écrans colorés en jaune; les plaques isochromatiques préparées spécialement pour la reproduction des jaunes et qui sont moins sensibles au violet pourront être employées concurremment avec l'écran jaune. En dernier lieu on se trouvera bien d’essayer les poses très prolongées qui, par surexposition, permettront d'obtenir également bien les

violets et les jaunes.

C. Méthode de Pall. — Cette méthode est une modification de la précédente. On colore encore avec l'hématoxyline, mais en solution aqueuse, el après que les coupes ont séjourné trois heures dans une solution à 0,50 pour 100 d’acide chromique; on déco-

lore en passant successivement les coupes dans les solutions sui-

vantes ER NS en ee RER Me eee mia 100 Permanganate de potasse............. 8 puis BOURSE rai ace ; 0000 Sulfatérde potasse.. 77.10. niet I NOeIORAIqUE ART Le RÉSULTE I

Dans ce procédé, la myéline est seule colorée en noir et toutes les autres parties sont décolorées.

Aussi quelquefois recolore-t-on ces parties à l’aide du carmin

et de la safranine et l’on obtient ainsi des doubles colorations.

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