‹ La photographie médicaleChapitre 99 sur 112 · DE LA CONSERVATION DES PHOTOTYPES NÉGATIFS · texte numérisé non relu

DE LA CONSERVATION DES PHOTOTYPES NÉGATIFS

Nous avons insisté précédemment sur la nécessité d'effectuer un lavage très soigné des négatifs après développement et fixage; il est, en effet, indispensable d'éliminer toute trace d’hyposulfite de soude. Mais ce n’est pas encore tout : le négatif, une fois sec, doit être conservé à l’abri de l'humidité; ceci est indispensable, surtout avec les couches actuellement employées qui sont à base de gélatine, corps éminemment hygroscopique.

Avec ces précautions, la conservation des clichés au gélatinobromure d'argent paraît assurée, bien que les premières expériences faites sur ce support ne remontent guère à plus de vingt ans, Mais ce laps de temps est déjà suffisant pour permettre de bien augurer de la durée des négatifs.

IL existe cependant une cause d’altération des négatifs bien plus fréquente et dont il nous faut parler. Lorsque l’on effectue l’impression du papier sensible derrière le négatif, opération que nous allons décrire dans un instant, il est indispensable que le négatif et le papier soient absolument secs ainsi que le matelas qui donne la pression. En effet, toute trace d'humidité provoquera la formation de taches produites par une combinaison du sel d'argent du papier avec la couche de gélatine.

Or ces taches sont irrémédiables et nous ne connais$ons pas de moyens sûrs pour les enlever. Il faudra donc éviter toutes les causes qui peuvent amener de l'humidité et produire, par suite, l'accident en question. On abritera les châssis de la pluie, bien entendu. Il est bon de ne jamais laisser, autant que possible, un châssis

chargé la nuit, surtout dans le laboratoire vitré : il se produit, en

— Lo pd RD à 24 png ————— —— - —— IS

effet, des condensations qui seront certainement préjudiciables. Inutile de dire que si ces accidents surviennent rarement dans la belle saison, lorsque la température est élevée et le urage rapide, ils se produisent, au contraire, avec la plus grande facilité en hiver, lors de l'humidité et des Jours courts, pendant lesquels l’impression est si lente.

Le remède radical, pour éviter ces inconvénients, consistera à protég

r la couche au moyen d’un enduit spécial qui l’isolera du

papier sensible. On peut tout d’abord vernir au moyen de vernis spéciaux et à chaud. Cette opération, sans être difficile, est assez délicate à réussir, et nous engageons le lecteur à collodionner tout simplement ses clichés au moyen d’un collodion contenant 1 ou 1,95 de coton-poudre. Cette opération est si simple et si rapide qu'il ne faut jamais négliger de l’exécuter. + Dans un service médical, où les clichés peuvent s’accumuler en grand nombre, il est nécessaire de les classer avecle plus grand ordre. Voici comment nous opérons à la Salpêtrière. Lorsque nous prenons un malade, nous consignons sur une fiche spéciale les

divers renseignements suivants : nom, âge, domicile, salle de l’hôpital et numéro du lit, numéro du cliché. Voici le modèle des im-

primés que nous avons fait exécuter.

Page 1