‹ La photographie médicaleChapitre 100 sur 112 · SERVICE PHOTOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

SERVICE PHOTOGRAPHIQUE

Bon pour photographier M. Dupois.

Salle : Duchenne de Boulogne. | N° du cliché : 1510, 1511, 1512.

1° 10. Stéréoscope

Age : 27 ans. | Projection

Domicile : rue de l’'Entrepôt, 72. | Æpreuves : 2 de chaque cliché. Diagnostic.

Contracture hystérique.

Renseignements.

La contracture dure depuis deux mois.

Est survenue à la suite d’une émotion violente. Se procurer, si possible, une photographie antérieure du sujet.

Le 6 décembre 189r.

Le Médecin, CHARCOT.

En dessous, nous inscrivons le diagnostic du médecin, puis les divers renseignements qui pourront être utiles à conserver.

Nous avons, d’autre part, un registre folioté et dont toutes les lignes sont numérotées. C'est sur ce registre que sont consignés, d’une manière définitive, les renseignements pris sur la fiche au moment d'opérer. Ordinairement nous inscrivons à l’encre, sur le cliché même, son numéro d’ordre et ceci lorsqu'il est sec. Mais, lorsque le même jour nous avons divers malades à faire, nous opérons différemment pour éviter toute confusion. Aussitôt la olace exposée, nous inscrivons sur le châssis lui-même, dans l’emplacement que l’on ÿ trouve, le numéro d’ordre que devra porter la plaque. Avant le développement, nous reporlons au crayon ce numéro sur la plaque elle-même. Le numéro, ainsi tracé, n’est pas effacé pendant les diverses manipulations et l’on évite ainsi toute erreur. Dans le cas où l’on n’aurait pas de châssis permettant l’inscription du numéro sur le volet, on consigne sur une feuille de papier le numéro du châssis et l’on met en regard le numéro d'ordre de la plaque.

On classe ordinairement les clichés dans des boîtes à rainures que l’on trouve dans le commerce. Nous avons renoncé à leur emploi à la Salpétrière parce qu’elles sont d’un maniement difficile et incommode. Elles tiennent beaucoup de place et, pour chercher quelques clichés, il faut des dérangements fastidieux; de plus, une boîte peut tomber ou être renx ersée et l’on peut perdre ainsi des clichés fort précieux. Nous avons fait faire à la Salpêtrière une grande armoire portant des rainures et dans laquelle sont logés tous nos clichés. On les trouve ainsi facilement et l’on évite les inconvénients que nous indiquions. Les montants qui portent les rainures sont numérotés et permettent de mettre immédiatement la main sur un cliché quelconque.

S'il n’était pas possible de faire construire un meuble pareil ou d'acheter le nombre de boîtes à rainures suffisant, et ceci à cause de la dépense, on peut classer les clichés dans les boîtes en carton qui renferment les plaques sensibles et qui restent, après emploi, sans usage. On aura soin de séparer chaque cliché de son voisin au moyen d’une feuille de papier filtre blanc. On portera sur la

boîte les deux numéros extrêmes de la série qui y est renfermée.

ATIF. 179 Ces boîtes seront rangées comme des livres sur des rayons. Cette solution est évidemment moins pratique que les précédentes ; mais, comme elle ne nécessite aucune dépense, elle peut avoir ses avan-

lages.

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