‹ La Photographie pour tousChapitre 13 sur 20 · TEMPÉRATURE EN DEGRÉS CENTIGRADES · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE EN DEGRÉS CENTIGRADES

^miu

3ra'n

2»uin

1min 30*

L’observation de ce tableau montre que, lorsque la température est froide et le titre du bain peu élevé, il faut poser beaucoup plus que dans le cas où l’on élève le titre du bain en môme temps qu’il fait plus chaud. Ainsi, pour un titre à 6 °/0 de bichromate et une chaleur de 2b °, il ne faut que 20 secondes d’exposition du cliché, qui en exigerait une de 4 minutes par une température de + b °, le titre du bain de bichromate n’étant que de 1 %•

La nature de la matière colorante employée dans la mixtion joue un rôle important, mais dont nous ne pouvons tenir compte dans ce tableau , celui-ci ne fournissant qu’une donnée approximative, qu’un simple rapport, et nullement des indications d’une précision absolue.

Développement de la mixtion.

Aussitôt après insolation il est bon de procéder au développement. Il existe deux genres de développements bien distincts : celui qui a lieu sur support définitif et celui que l’on opère sur support provisoire.

Nous ne nous occuperons ici que du premier, en prévenant toutefois qu’en l’employant, l’image se trouve renversée, ce qui, dans la majeure partie des cas, n’a pas grande importance.

On peut faire adhérer l’épreuve soit sur du verre, soit sur du papier. Supposons, pour rendre notre explication plus claire, que nous ayons à employer une feuille de verre.

Cette plaque est plongée dans un baquet d’eau pure, puis on y immerge la feuille sortant du châssis qui, au bout d’un moment, au fur et à mesure que la gélatine qui la recouvre s’est imbibée d'eau, présente une surface tout à fait plane. C’est lorsqu’elle a acquis une planimétrie complète qu’on la retire de l’eau en appliquant le côté gélatiné contre la feuille de verre. Verre et feuille doivent sortir du baquet en môme temps et avec les précautions nécessaires pour qu’aucune bulle d'air ne vienne s’interposer entre l’une et l’autre. Un léger frottement d’une raclette en caoutchouc suffit pour chasser l’excès d’eau qui pourrait séjourner sur le papier ; c’est surtout le liquide logé sous les bords que l'on doit éliminer avec le plus de soins.

En dix minutes ou un quart d’heure l’adhérence est complète ; on met alors lame de verre et feuille dans de l’eau chaude à une température d’environ 30 à 35 degrés. Peu après cette immersion, la matière colorante se délaie

et quitte le verre, on soulève le papier par un angle et, s’il cède, on l’enlève d’unmouvement lent et continu. Le lavage dans l’eau chaude doit être poursuivi jusqu’à ce qu’il ne s’échappe plus du verre la moindre trace de matière colorante, après quoi on plonge la glace dans l’eau froide puis, pendant dix minutes, dans un bain aqueux à 2 pour 100 d’alun.

Toutes ces opérations doivent être faites avec la préoccupation de ne pas agiter trop vivement la glace dans l’eau , le frottement des couches liquides pouvant produire des raies ou des taches.

Au sortir du bain d’alun, lavage abondant à l’eau froide, puis extension sur la surface de l’image d’une solution de gélatine de 10 pour 100 dans de l’eau. On met sécher comme s’il s’agissait d’un cliché ordinaire.

Si, au lieu d’une plaque de verre, on se sert comme support d’une feuille de papier, les mêmes manœuvres et les mêmes précautions doivent être employées. Le papier se trouve tout préparé dans le commerce, il est recouvert d’une couche d’albumine coagulée par l’alcool.

Le procédé au charbon sur verre donne des épreuves qui, enchâssées dans des liteaux en plomb, constituent des vitraux très appréciés pour la finesse du détail et le modelé de l’image. On peut également l’employer pour les vues stéréoscopiques.

Le montage des épreuves sur papier se fait exactement comme pour celles au papier sensibilisé ordinaire. On se sert de la môme colle, du même bristol, et on peut leur donner le même brillant, soit par le cylindrage, soit par une frottée d’encaustique.

Le bichromate de potasse ne doit être manié qu’avec précautions, surtout lorsqu'on a les mains atteintes de quelques écorchures.

De la Phototypie

Le besoin d’obtenir rapidement de nombreuses épreuves a fait imaginer les impressions mécaniques dont l’idée première remonte à Niepce de Saint-Victor. Après lui, Woodbury, Arthaud, Ducos de Ilauron, etc., etc., par d’ingénieuses combinaisons, se sont efforcés de sirnpliiier les impressions photo-mécaniques. Le principe sur lequel repose la majeure partie de ces inventions tient à la propriété particulière que possède la gélatine bicliromatée de devenir insoluble, môme en l’eau chaude, dans toutes les parties où elle a été impressionnée par la lumière, tandis que les parties non soumises à l’action solaire se dilatent et produisent ainsi un relief.

On conçoit dès lors qu’il soit possible, soit par l’application d’un métal fusible à basse température, comme l’alliage Darcet, soit par la compression du plomb ou de l’étain sur cette lame de gélatine, d’obtenir une planche fjravée. D’après d’autres méthodes, on métallisé la couche de gélatine avec une solution de nitrate d’argent passée à un courant d’hydrogène, ou plus simplement avec de la plombagine, et, en la soumettant à un bain galvanique on produit une feuille assez résistante pour supporter l’effort de la presse à imprimer.

La phototypie proprement dite est d’une application plus simple tout en exigeant d’assez minutieuses précautions.

La couche de gélatine doit être supportée par une plaque rigide en cuivre, verre ou zinc. Les plaques de zinc sont d’un maniement plus facile, mais il est rare qu’elles soient aussi planes que les plaques de cristal. La qualité de la gélatine influe beaucoup sur la réussite de

l'opération, sa surface ne doit jamais être grenue et. après dessication, elle devra être aussi transparente que possible.

M. Vidal conseille la formule suivante :

Eau IbOÛ grammes

Gélatine 100 —

Colle de poisson 2b —

Bichromate de potasse 2b —

Bichromate d'ammoniaque ... lb —

Ce mélange sera chauffé au bain-marie à la température de 3b degrés avant d'être versé sur la plaque qui, elle-même, sera amenée à la même température. Un degré de chaleur à peu près égal doit régner dans la pièce ou étuve où se fait la préparation.

Avant d'épandre la gélatine sur la plaque, il est indispensable de la mettre bien de niveau afin que la couche sensible y soit uniformément répartie. Lors de la mise à l'étuve, la même horizontalité sera observée. En deux ou trois heures la dessication est obtenue.

L’étuve où elle a lieu se compose d’un coffre à double parois en tôle et muni comme une bibliothèque de liteaux ; seulement, au lieu de rayons, on appuie sur les liteaux des tringles en fil de fer sur lesquelles se posent les plaques. A la partie inférieure, quelques becs de gaz ou un réchaud donnent la chaleur nécessaire pour faire monter le thermomètre au degré voulu. La source de calorique (réchaud, lampe à alcool, à pétrole ou gaz), au lieu de donner directement dans le coffre, échauffe une feuille de tôle qui règne à la partie inférieure du coffre: les gaz de la combustion, après avoir échauffe les parois du coffre intérieur, s'échappent par le sommet de l'appareil. Une porte bien jointive ferme le tout, car il est indispensable que la lumière ne vienne pas impressionner les plaques gélatinées. L’espace compris entre les deux coffres

n’excède pas b centimètres. Cette section doit être à peu près telle pour la bonne utilisation des gaz brûlés avec le «charbon ; pour le pétrole ou l’alcool, elle peut être réduite à 2 ou 3 centimètres.

Le double coffre est monté sur des pieds et, sous le générateur de calorique se trouve une ouverture munie d’un registre qui permet de régler l’introduction de l’air froid. C’est en manœuvrant ce registre que l’on obtient la température indiquée et que marque un thermomètre placé dans l’intérieur.

La gélatine bichromatée, dont nous avons donné la formule, doit être filtrée avant emploi, préservée de toute poussière, et les plaques préparées sont rarement bonnes si on reste plus de trois ou quatre jours sans les utiliser.

L’insolation se fait comme pour les autres procédés, dans le châssis à volets, à la lumière diffuse, et encore est-il recommandé de réduire l’action de la lumière en posant sur la glace du châssis une feuille de papier pelure. L’impression est généralement complète lorsque l’image se voit teintée en brun sur la gélatine.

Au sortir du châssis à volets, la plaque est immergée dans l’eau pure pendant une heure environ, jusqu’à ce que le bichromate de potasse ait disparu. On la lave soigneusement dans une nouvelle eau et on la plonge pendant cinq minutes dans un bain d’alun à 2 %.

Ensuite nouveau lavage, puis égouttage et enfin dessication dans une atmosphère tempérée.

La plaque ainsi traitée peut être conservée impunément plusieurs mois avant que l’on en fasse usage. Lorsqu’on veut l’employer, on la baigne dans un baquet d’eau pendant vingt minutes environ puis, avec une fine éponge, on l’essuie soigneusement pour n’en pas rayer la surface et on la met sur la presse. La presse ordinaire nous a donné de bons résultats.

ru-- orv z^bSsel rapwofsî le rrxai i i®ô»E

ÏX-: 1- ndsKi A? :^àa afi» i «à» fs fe

œfrsiet-

Ce~ ZZ^ZiiTLaZZ- :z. ZZZ —ZZr r Cf ii

fodE* As puter «testi»* ± 1 ÎEjcŒëâ» - 1 :x tejf

cœpfef ieæe. Qb re — - ; - — — -

c — ^ l'MTrl- fccecre-

t--- ;e riT Kce T~ i5 ifXÇ:rcec ts: p. ce -.—

Lir° rc - : c--- -- — -•* — — - —

j. ynl* Tec: &2T? ijçxrZir

Ce sse zz-zz:*i- est œEr A* ’i L*' — * : :eic: ~ ce

iv:-?>5 ?êszzie Lee jîesirxtÊcs: '— su i - rcee

XtZ-^—tXI r-ef-cl-À-r ' ::•--- -~

\-;flifrs if :i ex r i — "J 1 ' -'

La |MBft^Bgtâei la nr:ç?sp - --- '~7‘ •

rgpceeai sxr te rrliïriçes aaakçref i -fxx rie -•.-ne tcmbs -i x5r:7? aemmîiàcmeaS ,-e e:c: Is

• •- If :. e- if i :.:- r pggmt la ittff»» à snmeUrI RHÜri&B> Hbj&— f>rnMi» hshnHytetà linftvis A? la jiuôm <€ àeii stüiise A» ~ee iflka^ pco-*e:ês I nt ies ispttsfirce par Lt ' — r.-^.

Page 1