PLAQUES ORTIIOCHROMATIQUES. — TIRAGE DES POSITIFS
au gélatino-bromure; avec ces papiers-là, on opère par noircissement direct.
Puis vient le papier an gélatino-bromure avec recours au développement. Les papiers aux sels de platine : soit par noircissement direct, soit par développement, etc...
L’opérateur trouve ces papiers dans le commerce; il n’a que l’embarras du choix. Nous pouvons encore mentionner les papiers aux sels de fer, de chrome et entin les papiers au charbon, qui offrent des avantages tout spéciaux.
Aujourd’hui, l’emploi du papier albuminé, qui a eu jadis tant de vogue, est à peu près abandonné. On ne se sert guère maintenant que de papiers émulsionnés.
2 “Le châssis-presse. — Le châssis-presse est destiné à maintenir invariablement, pendant l’exposition à la lumière, la feuille de papier découpée de grandeur contre la couche sensible.
Il comprend essentiellement un cadre en bois épais portant une glace qui repose sur une feuillure creusée à l’intérieur sur le pourtour du cadre. Sur la glace on pose, par sa face verre, le cliché avec la feuille sensible en dessus, laquelle doit être appliquée directement contre l’image. Par-dessus le tout, fermant le cadre, se trouve un couvercle à charnières et à brisures, armé de forts ressorts qui l'obligent à exercer, par l’intermédiaire d’une lame de feutre, une certaine pression contre le papier sensible placé sur l’image. Des barres de fer mobiles, fixées sur le couvercle, servent à le maintenir en place.
Les dispositions sont telles qu’on peut, à un moment quelconque, pendant l’exposition à la lumière, en faisant tourner l’une des barres, relever l’un ou l’autre des deux côtés du couvercle (sans que la feuille sensible puisse se déranger), afin d’estimer le degré de vigueur acquis par le positif.
Quand l’exposition a été suffisante, on retire l’épreuve du châssis; il ne reste plus qu’à la virer et à la fixer.
C’est l’opération du virage qui donne à l’épreuve le ton voulu. Quand on ne vire pas et qu'on fixe simplement, la photographie obtenue garde une teinte d'un gris verdâtre qui n’est pas acceptable. Par le virage, on donne à volonté, en variant la composition du bain, le ton noir, le ton violet ou le ton pourpre rose.
On emploie le plus souvent le bain préconisé par M. Davanne :
Eau
Chlorure cl’or. . .
Craie en poudre
on agite, on laisse reposer la liqueur jusqu’à ce qu elle devienne parfaitement limpide, et on décante.
L’or se substitue à l’argent sur l’épreuve, et celle-ci prend un très beau ton et devient beaucoup moins altérable. 11 est bien entendu qu’avant le virage l’épreuve a été lavée avec beaucoup de soin.
Le fixage se fait ensuite avec un bain d’hyposulfite de soude au cinquième, dans lequel on agite l'épreuve pendant un quart d’heure environ.
line dernière opération très importante, c’est le lavage. On se plaint souvent de voir apparaître, au bout d’un certain temps, des taches brunes, des maculatures de tout genre. La cause en est le plus souvent dans un lavage incomplet qui a laissé sur la feuille des traces d’hyposulfite.
Le mode de lavage qui nous a le mieux réussi consiste à adapter au robinet d’eau un tube en caoutchouc avec tube de verre, qui conduit l’eau au fond d’une terrine, dans laquelle est mise l'épreuve. L’eau remplit bientôt