‹ La photographie sous-marine et les progrès de la photographieChapitre 34 sur 62 · SUR LE BORD DE LA PLAGE · texte numérisé non relu

SUR LE BORD DE LA PLAGE

configuration toute spéciale de la côte. Ordinairement la plage descend en pente douce, et il est très exceptionnel de trouver une plate-forme rocheuse d’où l’objectif puisse embrasser un horizon intéressant.

11 faut donc, le plus souvent, se décider à s’immerger en partie pour placer l’appareil dans une position favorable.

Voici comme nous avons opéré d’ordinaire, dans ce cas particulier :

Pour éviter le contact direct de l’eau, nous endossions l'habit du scaphandrier, sans toutefois nous embarrasser du casque ni des poids. Ces poids, qu’on doit appliquer sur le dos et sur la poitrine pour descendre à une certaine profondeur, sont en elfet lourds et gênants.

L’habit seul une fois endossé, on se trouve protégé contre l’acLion de l’eau jusqu’au niveau du cou, ce qui est suffisant pour mènera bien l’opération projetée.

Grâce au vêtement imperméable, on peut manœuvrer tout à son aise, en ayant de l’eau jusqu’au-dessus de la ceinture.

Nous faisions alors apporter le pied de l’appareil photographique, nous l’installions à la profondeur voulue, dans une position bien fixe, et nous disposions sur la tablette de tôle l’instrument muni de ses plaques.

Pour arriver ensuite à viser le paysage ou l’objet qu’on désirait photographier, une dernière opération, la plus délicate, restait à effectuer. Il fallait en effet donner à l’appareil une position et une inclinaison convenables.

C’est au viseur qu’il faut recourir pour orienter et diriger l’instrument comme il convient. Mais l’opérateur, ayant la tête placée en dehors de l’eau, est gêné dans cetle manœuvre par le miroitement de la surface liquide, qui l’empêche de distinguer les

images qui se produisent sur le verre dépoli de chacun des viseurs.

Il est une façon très simple de tourner cette diffi-

lùti. 21. — luise (l’une épreuve de photographie sous-marine dans le voisinage du rivage (Cliché de M. Racovitza).

culte; il suffit de se munir d’un tube en métal du même diamètre que le viseur et de le faire adhérer à la surface de l’appareil, tout en le maintenant vertical.

Le tube se trouve ainsi plongé dans l’eau dans une partie de son étendue, et sa partie supérieure émerge seule au-dessus de la surface.

Il isole le viseur dans une sorte de chambre noire, et l’opérateur, en appliquant l’œil sur la partie libre du tube, voit les images se former avec une suffisante netteté sur la plaque dépolie.

La position de l’opérateur n’est peut-être pas des

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