‹ La photographie sous-marine et les progrès de la photographieChapitre 40 sur 62 · GRADUATION DE L’APPAREIL ET MISE AU POINT · texte numérisé non relu

GRADUATION DE L’APPAREIL ET MISE AU POINT

bassin de radoub coupé perpendiculairement au niveau du bâti.

Au milieu du tablier P, on avait ménagé une ouver-

A, appareil.

B, madriers constituant le bâti.

N, niveau de l’eau.

O, objectif plongé dans l’eau.

P, plancher situé au-dessus de la surface de l’eau.

ch, verre dépoli pouvant g-lisser avec le châssis et servant à la mise au point.

ture d’un diamètre un peu supérieur à celui de l’appareil A, de manière à ce que celui-ci pût manœuvrer librement dans le sens indiqué dans la figure 30.

L’appareil A, soutenu par des câbles que manœuvrent les hommes de l’équipage, et que, pour plus de sim-

plicité, dans la figure, on a supposés attachés aux madriers B, est amené progressivement au niveau de l’eau N, la tête en bas, c’est-à-dire l’objectif 0 tourné du côté de l’eau, comme si l’on voulait prendre une photographie en plan.

On laisse l’objectif pénétrer de quelques centimètres dans l’eau, de manière à ce que la glace qui ferme la partie antérieure soit immergée.

La partie supérieure de l’appareil, débarrassé de la porte d’entrée, est donc tournée vers le ciel, et en regardant en ch, où l’on peut placer le verre dépoli qui se déplace avec le châssis, on a devant soi l’objectif regardant vers le fond du bassin.

La mise au point devient dès lors très facile.

Supposons qu’on veuille régler l’objectif pour une distance à l’objet de 2 mètres : on descend un grand écran blanc, portant au centre une inscription en lettres noires, à une profondeur de 2 mètres mesurée à partir de l’objectif [fi g. 30), puis on enveloppe la partie supérieure de l’appareil d’un voile noir, sous lequel l’opérateur examine tout à son aise la glace dépolie, qui occupe exactement la place destinée à la plaque sensible.

On fait manœuvrer cette dernière en faisant glisser le châssis sur ses rainures jusqu’à ce que l’inscription s’aperçoive avec une parfaite netteté; après quelques tâtonnements, on arrive au résultat aussi facilement que dans le cas d’un appareil ordinaire.

Un trait gravé dans la rainure, une fois la mise au point obtenue, indique, une fois pour toutes, l’endroit où devra prendre place le châssis pour une mise au point à 2 mètres.

Pour régler la mise au point à une autre distance, à lm,50, par exemple, il suffit de remonter l’écran de la quantité voulue (50 centimètres), et l'on recom-

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mence la manœuvre précédente en faisant glisser la glace dépolie de la quantité convenable.

Le bassin de radoub où nous opérions n’ayant qu’une profondeur de 2m,50 environ, le réglage se trouvait limité à cette distance maximum. Quand nous avons voulu régler l’appareil pour des distances plus considérables, 4 mètres par exemple, nous avons dû transporter le dispositif que nous venons de décrire à bord du bateau, car nous pouvions amener celui-ci à un point quelconque de la baie.

Le bâti résistant était alors remplacé par une petite passerelle qu’on accrochait au liane du bateau, et au bord de laquelle on fixait l’appareil de manière à ce que l’opérateur pût manœuvrer facilement la glace dépolie.

On peut alors régler la mise au point pour une distance qui n’est plus limitée que par la transparence de l’eau, puisqu’on peut choisir une profondeur quelconque. Seulement la manœuvre, tout en restant essentiellement la môme, devient plus délicate par suite du peu de stabilité du bateau, qui, sous l’inlluence du vent et en dépit des amarres, se déplace et rend plus difficile de viser exactement un objet placé à une distance déterminée à l’avance.

L’opération ne peut être menée à bien que par un temps calme ; mais, comme elle a lieu une fois pour toutes, il suffit de profiter d’une belle journée de soleil pour en venir à bout.

11 ne reste plus, une fois la mise au point elfectuée pour un certain nombre de distances, qu’à reporter sur la tige de 1a. manette les indications correspondantes, afin de pouvoir changer la mise au point selon les besoins, sans recourir aux rainures sur lesquelles glisse le châssis et qui, lorsque l’appareil est chargé, se trouvent cachées à l’œil de l’observateur.

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