LE LA PREMIERE EDITION. XVII
phytes la fausseté de l'organologie, l'inanité de ses preuves et le mensonge de ses promesses? On leur a dit ^e cette psychologie cérébrale deGall, avec ses facultés à la fois toutes distinctes et toutes nerveuses, était essentiellement matérialiste et fataliste; que non-seulement elle niait la vie avenir, mais qu'elle tuait la vie présente, en enchaînant le libre arbitre et en détruisant toute moralité*, et qu'une doctrine qui a de telles conséquences devait avoir un fauv principe. Le raisonnement n'était pas sans force. Mais les conclusions du système, cpie Gall, du reste, a repoussées, n'étaient pas pour beaucoup d'esprits clairement contenues dans ses prémisses, et quelques-uns, il faut le dire, étaient loin de s'en effrayer.
Après avoir combattu l'organologie au point de vue philosophique, on l'a attaquée par son côté psychologique, et c'est par là que je l'ai moi-même abordée. Dans l'ouvrage dont j'ai parlé en commençant, j'ai démontré, entre autres choses, que dans tout système de psychologie les facultés ne sont et ne sauraient être qu'indéterminées, comme les faits qu'elles représentent, et qu'il en est à cet égard du système de Gall et de Spurzheim comme de celui de l'Ecole écossaise, dont il n'est guère que la copie. -J'ai conclu de là, par une anticipation irréfragable, (jue l'organologie phrénologique, avec ses organes déterminés pour des facultés qui ne peuvent l'être, ne saurait avoir aucune vérité. L'argument était