‹ La phrénologieChapitre 3 sur 62 · DE LA DEUXIÈME ÉDITION. IX · texte numérisé non relu

DE LA DEUXIÈME ÉDITION. IX

rattache aux rapports de nos deux natures, et plus particulièrement aux relations du cerveau à la pensée ; poussant à ce point l'ignorance du passé en ces matières, d'attribuer à Gall, en toute et primitive propriété, cette idée qite le cerveau est l'organe de l'intelligence, et ne se doutant pas qu'il y a vingt siècles, Hippocrate et Platon, le prince des médecins, le prince des philosophes, ont dit sur cette afTectation des choses qu'il ne s'agit plus guère que d'aCTermir et de détailler (1).

Je ne veux pas violer mon serment et encore moins répéter dans une préface ce que j'ai démontré dans deux ou trois volumes, et particulièrement dans celui qu'on va lire. Je dirai pourtant ici, en une phrase, et pour rompre tout de suite en visière à d'aussi étranges erreurs, que la phrénologie, invention toute moderne, au moins dans ses développements, n'est, en aucune façon, la science générale des rapports du cerveau à l'exercice de l'intelligence. La phrénologie n'est pas autre chose que l'attribution cranioscopique de vingt -huit, trente-cinq, quarante-deux organes cérébraux, par-

(1) Voir, sur ce sujet, mon Mémoire Du siège de l'âme mivant les anciens, lu à l'ArRclëmie des sciences morales et politiques, dans ses séances du 27 août et du .3 septembre 1842, et inséré dans le compte rendu de ses travaux.

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