INTRODUCTION
Faire l’histoire de la phtisiothérapie, c’est remonter nécessairement aux origines du monde, car de tout temps la phtisie a existé et n'a pas été, malgré certains auteurs, le privilège des nations civilisées, « la plante des terrains maigres, ingrats ou corrompus et brûlés’ ». Quoi qu’en ait dit Lauvergne, elle sévissait déjà « à l’âge divin... où l'humanité respirait à l'aise en son atmosphère pure ou embaumée d'émanations naturelles ». Nos pères nous ont laissé d’elle des peintures admirables, que personne dans la suite ne surpassera, et, pour ne citer que l’habitus* du phtisique, Hippocrate disait : « Les phtisiques étaient qlabres, avatent la peau blanche et marquée de taches de rousseur ; ils avaient le poil roux, des yeux d'un bleu d'azur, la chair molle et des ailes aux épaules. » Landouzy dira: « Peau blanche, fine, {ransparente, marbrée de veinules, souvent fachelée de macules ; système pileux soyeux, de coloration rousse ou rouge ; iris bleu ; chair
! Lauvergne, la Phtisie tuberculeuse est-elle une maladie récente? (Union médicale, 1849.)
? A, Delpeuch, De l’habitus du tuberculeux... selon Hippocrate (Presse méd,, 1899).