‹ La Phtisiothérapie dans l'Antiquité: Orientaux - Grecs - ArabesChapitre 6 sur 30 · TOR · texte numérisé non relu

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molle ; sueurs faciles parfois odorantes ; formes plutôt graciles et élégantes. » Après cela, est-1l possible de nier l'existence de la maladie dans les temps antiques, et La Bruyère n'avait-il pas raison de dire : « Tout est dit, et l’on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu’il y a des hommes, et qui pensent... L'on ne fait que glaner après les Anciens!. »

Cependant, il est certain qu'à cette époque, où l’on n’ouvrait pas de cadavres, où l’anatomie pathologique n'existait done pas, les Ancien sont confondu la maladie pulmonaire, avec beaucoup d’autres affections qui, comme elle, se terminaient par une consomption lente de l'organisme, et les différentes appellations qu'ils lui ont données, oo, 0%n des Grecs, {abes des Latins, se sont parfois appliquées à des états d’émaciation, causés par une tout autre maladie que la phtisie, une pleurésie ou une péripneumonie, par exemple. Néanmoins, à partir d'Hippocrate, on peut considérer l'affection comme complètement individualisée, consistant en une ulcéralion du poumon, qui s'accompagnail de (toux, d'expectoration purulente, de crachements de sang, de fièvre ef d'amaigrissement progressif.

Voilà la maladie. Mais, question beaucoup plus intéressante, comment l’ont-il soignée? Car, n'est-il pas utile, sinon curieux, de rechercher les moyens qu'ont employés nos pères, pour triompher du mal qui fait tant de ravages à notre époque, de comparer la phtisiothérapie moderne à la phtisiothérapie

* La Bruyère, Œuvres complètes, édit. Chassang, p. 8, Paris 1876,

tué ancienne ? Du moins, nous l'avons cru, et malgré le difficultés, parfois considérables, que nous avons rencontrées, comme la traduction fastidieuse et peu commode de vieux livres, nous avons essayé de présenter au lecteur une étude sur le traitement de la phtisie pulmonaire dans l'antiquité, laissant le soin de continuer cet ouvrage, jusqu'au xix° siècle, à nos deux chers camarades, le D' Roshem ', dont nous n’oublierons jamais les services rendus, ne füt-ce que celui de nous avoir pris comme collaborateur, et le D' Sarrazin*, dont les connaissances en latin nous furent parfois précieuses.

Nous assisterons à la lente évolution de la maladie ; nous la verrons, pauvre esquisse pathologique, sortir de la légende, où elle était considérée comme un signe de la colère céleste et traitée par des prières, des incantations, quelques plantes. Peu à peu, sa symptomatologie se précisera, jusqu'au jour où Arélée, ce peintre par excellence des maladies, l'immortalisera dans un tableau à jamais célèbre..: Déjà, pendant notre période, nous entendrons parler de la transmission héréditaire, de la contagion, de la difficulté du traitement de la phtisie, qui ne pourra être mené à bien que si l'affection a été prise à ses débuts. Et parmi les médications que les Anciens lui opposeront, le lecteur sera certainement surpris d'en trouver qu'il croyait absolument modernes : la cure d’air, la cure

! Roshem, la Phlisiothérapie au XIX®° siécle, de la Saignée aux Sanaloriums (thèse de Lyon, 1910.)

? Sarrazin, la Phtisiothérapie en Occident pendant le Moyen Age et les Temps Modernes (thèse de Lyon, 1910.)

A —— de repos ; l'alimentation riche en glycérophosphates ; des substances comme l’arsenic, le soufre, la chaux, le tannin.. si employées de nos jours. Il n'y à pas jusqu'aux injections intratrachéales que nos pères ne connaîtront. En sommes-nous déjà à conclure que, pour la phtisie, comme pour tant d’autres maladies, il n'y a rien de nouveau sous le soleil ?

Le plan de ce travail sera le suivant :

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