‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 102 sur 182 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

lorsque cette influence porte plus spécialement sur telle partie de l’économie animale que sur telle autre. Il y a dans tout phénomène de ce genre affection simultanée de deux organes ou de deux points d’un même tissu, plus ou moins éloignés l’un de l’autre, et les parties intermédiaires entre le point de départ et le terme de l’irradiation sympathique n’ont senti aucune impression.

Les nerfs sont les agents de la dépendance mutuelle dans laquelle sont toutes les parties du corps humain, des connexions nerveuses existent entre tous les organes, et cependant la sympathie ne lie que tels ou tels d’entre eux.

Des sympathies ont lieu dans l’état de santé; il en est beaucoup qui font partie de l’exercice naturel , régulier des principales fonctions du système vivant; on les nomme sympathies physiologiques .

D’autres sont développées par un état pathologique.

Les symptômes généraux des maladies sont des phénomènes sympathiques; ils sont le résultat de l’influence que la partie malade exerce sur les autres parties qui sympathisent

DE LA SYMPATHIE

avec elle. On nomme ces sympathies pathologiques.

Les sympathies pathologiques ne paraissent être que le développement des sympathies physiologiques.

Chaque organe exerce sur le système vivant une double influence : l’une par les fonctions qu’il remplit, l’autre par ses relations sympathiques. Non-seulement le cerveau et les nerfs sont chargés de l’exercice de toutes les sympathies, mais encore ils en ont qui leur sont propres.

Les muscles sont plus souvent le siège que le point de départ des phénomènes sympathiques.

La peau sympathise spécialement avec les membranes muqueuses.

Le cœur et les vaisseaux sanguins souffrent de toutes les irritations fortes des autres organes. On connaît peu les sympathies particulières aux artères et aux veines.

Les vaisseaux et les glandes sympathiques sont souvent le siège d’irritations sympathiques.

Les organes glanduleux sécrétoires sympathisent fort souvent entre eux et avec les au-

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