CHAPITRE XV
ou âges forment par leur réunion la durée ordinaire de la vie humaine.
De tout temps on a reconnu quatre âges, qu’on a même assez ingénieusement comparés aux quatre saisons de l’année ; mais de l’enfance à la puberté il existe des phénomènes que les physiologistes ont désignés sous la dénomination d’adolescence , ce qui forme maintenant cinq âges, ou époques principales qui partagent la vie de l’homme : l’enfance , l’adolescence , la puberté , lage adulte et la vieillesse.
U Enfance.
Cet âge, qui est l’âge de la faiblesse, peut se diviser en deux époques qui comprendront la première et la seconde enfance.
La première enfance , se compose des sept années qui suivent la naissance. Cet intervalle, malgré sa brièveté , est remarquable par des phénomènes qui le partagent naturellement en trois époques. La première époque s’étend depuis le moment où l’enfant voit le jour , jusqu’à six ou sept mois , à l’éruption des premières dents; alors tous les organes se mettent
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en rapport avec les objets extérieurs, dont ils reçoivent une influence plus ou moins marquée, et sur lesquels ils réagissent avec plus ou moins d’énergie.
La circulation sanguine subit un changement très - remarquable ; les poumons sans fonctions dans le fœtus, commencent à entrer en exercice, et éprouvent un développement subit par l’introduction de l’air atmosphérique; le foie, au contraire, perd insensiblement de sa prédominance; l’enfant qui naguère ne recevait d’autre calorique que celui de sa mère, jouit maintenant de la faculté de le produire; l’estomac et les intestins s’approprient toutes les parties nutritives du lait maternel; le sommeil, sans être long, a des retours très-fréquents : téter et dormir alternativement, voilà à quoi tout le temps est employé à cet âge, qui, en général, est exempt de maladies , lorsque l’enfant est bien constitué et suce un bon lait. On voit néanmoins assez souvent ses premiers pas dans la vie, arrêtés, soit par l’asphixie ou mort apparente, l’ictère, le muguet ou millet; soit par l’hydrocéphale, l’hydrorachis, l’endurcissement du tissu cellulaire;