CHAPITRE XV
naires, une foule de maladies dont les unes sont légères et purement sympatiques, et les autres dégénèrent en vices organiques les plus graves : tels sont les engorgements squirreux, les cancers, etc.
Vieillesse.
N’a-t-on pas lieu d’être effrayé de la prodigieuse quantité de maux auxquels l’homme est en butte depuis le moment de sa naissance ? et nous ne les avons pas tous énumérés ! il en est encore beaucoup d’autres qui s’apprêtent à assaillir le frêle vieillard. Cependant on voit des êtres privilégiés qui, doués d’une heureuse constitution, franchissent les âges sans obstacles, ou en triomphant de ceux qui se présentent ; mais l’époque n’est pas éloignée où , après avoir résisté à tant d’épreuves plus ou moins dangereuses, la machine subira, malgré sa vigueur , l’influence destructive du temps , et où elle aura à combattre toute la cohorte des infirmités qui menacent la débile et froide vieillesse.
Ce dernier âge de la vie, relativement aux phénomènes qui le caractérisent, se divise en trois degrés : dans le premier , qui s’étend de
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soixante à soixante-dix ans, souvent l’homme jouit encore d’une santé assez ferme et de l’intégrité de ses facultés intellectuelles; mais il commence à sentir le prélude de quelque infirmité. Dans le second degré , qui va jusqu’à quatre-vingts ou quatre -vingt -trois ans, les forces physiques s’affaiblissent et 11e se réparent point , les dents tombent , la voix change, la plupart des fonctions languissent, les maux divers qu’a préparés l’état précédent se prononcent davantage et assiègent à la fois le vieillard dont l’intellect a déjà perdu aussi une partie de sa force. Enfin la décrépitude forme le troisième et dernier degré , dans lequel on observe la dégradation progressive des organes , l’obscurcissement de la vue, la dureté de l’ouïe, l’insensibilité, l’indifférence, l’égarement de la raison, l’imbécillité, l’état d’enfance, jusqu’à ce que le corps humain , à moitié désorganisé , privé de la plupart de ses facultés , jouet d’infirmités nombreuses, arrive au terme fatal et succombe, avec plus ou moins de calme, sous l’effort des diverses causes réunies pour sa destruction.
Mais ces trois nuances de la vieillesse 11e