‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 175 sur 182 · CHAPITRE XVI. 35g · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. 35g

difficiles coûtent la vie à environ huit femmes. La phthysie et l’asthme moissonnent en Angleterre près du cinquième de la population, ou cent-quatre-vingt-onze sur mille personnes. Les affections inflammatoires frappent de mort plus du septième, ou cent cinquante sur mille. Enfin, dans un âge avancé, l’hydropisie enlève quarante-une personnes ; l’apoplexie avec la léthargie en foudroient une douzaine; resteront donc à peine, du millier, soixante-dixhuit échappés qui courent vers un but plus éloigné. Chaque contrée offre ses dangers et ses maladies, qui frappent la population et diminuent les probabilités d’existence ; le scorbut et les affections de la poitrine sont fréquents dans le Nord ; sous des cieux méridionaux régnent au contraire des fièvres aigues ; sous les tropiques on rencontre des fièvres ardentes ou malignes pendant les chaleurs, et les dissenteries, si funestes durant la saison des pluies; enfin la peste, en Égypte, en Syrie, en Turquie; la fièvre jaune en Amérique; le tétanos parmi tous les climats chauds.

Le genre de vie de chaque homme influe encore prodigieusement sur sa santé : tous les

DE LA MORT

tailleurs de pierre, les plâtriers, les marbriers, les perruquiers, les boulangers, vivants dans les poussières de leur état, ont une tendance à la phthysie ; ceux qui travaillent le plomb , le cuivre, le mercure, l’arsenic; les mineurs, les métallurgistes , les chimistes , et une foule d’autres personnes sont plus exposées aux maladies et à la mort, que le commun des hommes.

On a remarqué que le froid , le chaud , la sécheresse et Y humidité, étaient des causes qui amenaient des différences dans la mortalité , et que, sous ce rapport, chaque mois de l’année offraient des résultats remarquables : dans la mortalité de Paris, calculée par M. Messence pour quarante ans, qui finissaient en 1763, le maximum se trouve en mars, le minimum au mois d’août ; le montant des trois mois d’hiver est de 2 1 3,758 ; celui du printemps, de 207,285 ; celui de l’été, de 164,157; et celui de l’automne, de 169,846.

A Pétersbourg, d’après le calcul fait par M. Krast , le maximum de la mortalité se trouve en mai, le minimum en octobre. On y voit aussi que depuis le mois de mars jusqu’à

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