CHAPITRE XVI
celui de mai, la mortalité va en augmentant, et qu’elle diminue insensiblement jusqu’en octobre. En comparant les quatre saisons : l’hiver donne 17,636 morts; le printemps, 22,342; l’été, 18,179, l’automne, 1 5,657-
Dans le tableau de la mortalité de Londres pour quinze ans, qui finissaient en 1747? on voit le mois de janvier et celui de juin offrir, l’un le plus grand, l’autre le plus petit nombre morts. Il y en a, pour l’hiver, 106, 583; pour le printemps, 91,186; pour l’été, 86,148; pour l’automne, 93,918.
Ainsi le climat de Londres est plus funeste l’hiver et l’automne. Mais l’hiver y est fort doux , et ressemble assez au printemps ; c’est aussi la saison où la ville est plus peuplée.
M. Sussmiich a divisé par mois, et même par semaines, dix années de la mortalité de Berlin ; le plus grand et le plus petit nombre se trouve en mars et novembre. L’hiver a 9,853; le printemps , 10, 434 ; l’été, 9,361 ; l’automne , 8,833. Le printemps et l’hiver sont encore ici, comme à Paris, les saisons les plus chargées.
A Vienne, la mortalité de cinq ans, finit
DE LA MORT
en 1812, donne pour terme moyen, l’hiver,' 21,896 morts; le printemps, 21,998; l’été, 20,3 18; l’automne, 20,123.
En Suisse, la plus grande mortalité y est au mois de mars; la moindre en juillet. Un tableau de soixante ans, publié par M. Muret, porte : en hiver, 1,652; au printemps, i,3o5; en été, i,3i2; en automne, 1 ,33 1 . L’hiver et l’automne sont plus chargés. Le voisinage du lac y contribue sans doute, ainsi que le changement de température qu’amène la proximité des montagnes.