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CHAPITRE IV

et inférieur des paupières, s’élèvent deux petits tubercules, percés d’un trou à leur sommet; ce sont les points lacrymaux , distingués en supérieur et inférieur , comme les paupières auxquelles ils appartiennent. Ces petites ouvertures, dirigées en dedans et en arrière, plongent sans cesse dans les larmes accumulées, les absorbent en les pompant, et les font passer dans le sac lacrymal , au moyen des conduits lacrymaux , dont elles ne sont que les orifices extérieurs.

Arrivées dans le sac lacrymal, les larmes coulent dans le canal nasal (qui, comme son nom l’indique, communique avec le nez), et tombent dans les fosses nasales , où elles se mêlent au mucus nasal , dont elles augmentent la quantité en le rendant plus fluide.

Du globe de l’œil.

La forme du globe de l’oeil est presque sphérique. Sa partie antérieure est recouverte par les paupières; sa partie postérieure est appuyée sur une graisse mollasse qui remplit le fond de l’orbite, et environne les muscles de l’œil qui servent à lui imprimer ses mouvements.

La grosseur de l’œil varie suivant les sujets :

DES SENSATIONS

en général, clans l’adulte, son diamètre de devant en arrière, a depuis dix jusqu’à onze lignes; ses autres diamètres ont une ligne de moins. Dans la femme, l’œil est toujours un peu moins grand que dans l’homme. Le volume de cet organe, considéré dans ses rapports avec les autres parties du corps, est plus grand dans l’enfance que dans l’âge adulte.

Le globe de l’œil est composé de membranes et d’humeurs. Les membranes qui forment l’enveloppe de l’œil sont la cornée transparente , la sclérotique et la choroïde ; les humeurs sont ï humeur aqueuse, le cristallin et X humeur vitrée .

Le globe de l’œil peut être considéré comme une chambre noire divisée en trois parties : la première, formée en devant par la cornée transparente (que le vulgaire appelle la prunelle ), contient l’humeur aqueuse , au fond de laquelle on voit l’iris , espèce de cloison membraneuse, d’où dépend la couleur de la prunelle, et qui est percée d’une ouverture arrondie appelée pupille , qui se dilate ou devient plus étroite, suivant que l’iris se resserre ou s’étend (1).

(1) La pupille est obstruée chez \e fœtus jusqu’au sep-

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