CHAPITRE VL
DE LA CIRCULATION DU SANG
Daus le le courage a toujours pris naissance; C’est du cœur que dépend la force et la vaillance. Et dans cette assurance,
Pour citer la valeur,
On dit vulgairement : c’est un homme de cœur.
O» appèle circulation , ce mouvement par lequel le sang, partant du cœur , est continuellement porté dans toutes les parties du corps , au moyen des artères , et revient par les veines au centre d’où il était parti.
La circulation du sang commence avec la vie, et ne finit qu’à la mort.
Cette fonction reçoit des dénominations dif- %
CHAPITItE VI.
férentes, suivant les vaisseaux que le sang parcourt: ainsi il y a la circulation artérielle , veineuse et capillaire ; la circulation à sang noir , et la circulation à sang rouge.
Chacune de ces dénominations va être expliquée dans la description que nous allons faire de la fonction dont il s’agit.
L 'appareil de la circulation du sang comprend le cœur, les artères, les vaisseaux capillaires et les veines.
Le cœur est un muscle creux, enveloppé dans une espèce de sac membraneux, qui a reçu le nom de péricarde ; placé dans la poitrine, entre les deux poumons, et au-dessus du diaphragme , sur lequel il est obliquement couché; son intérieur est partagé en quatre cavités, qui communiquent entr’elles, et d’où partent les vaisseaux qui portent le sang dans toutes les parties du corps, et auxquelles viennent se rendre ceux qui le rapportent de toutes ces parties.
De ces quatre cavités, deux sont supérieures, appelées oreillettes , distinguées en droite et gauche; deux sont inférieures, nommées ventricules, désignés en droit, ou pulmonaire ,
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parce qu’il communique avec les poumons, et gauche, ou aortique , parce qu’il communique avec l’artère aorte.
Chacune des oreillettes du cœur communique avec le ventricule correspondant par une ouverture arrondie, dont le contour est garni d’une valvule. Du côté droit, cette valvule porte le nom de tricuspide , parce qu’elle a trois appendices; du côté gauche, elle s’appelle mitrale , parce qu’elle n’en a que deux.
La cloison, qui sépare les oreillettes, présente à droite un enfoncement appelé fosse ovale et qui, dans le fœtus, est occupé par une ouverture nommée trou de Boial (du nom de l’anatomiste qui l’a découvert ) , dont l’usage est de transmettre, avant la naissance, le sang de la veine cave inférieure dans l’oreillette gauche.
Dès que l’enfant qui vient au monde respire, le sang, passant par les poumons, cesse de traverser le trou de Botal , qui alors se referme , et s’oblitère entièrement.
Le cœur est placé, dans l’homme, plus près des parties supérieures que des parties inférieures; et comme cet organe entretient l’activité de tous les autres, en les excitant par le