‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 62 sur 182 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

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peut donc comparer le coeur et les poumons à trois vases, qui communiqueraient ensemble (Voyez la planche m, fig. ire).

Le bocal n° 1 figure le côté droit du cœur, et reçoit de la veine cave le sang veineux, qu’il envoie au poumon figuré par Le bocal n° 2 , dans lequel le sang, de veineux qu’il était, se change, au moyen de la respiration , en sang artériel , et est renvoyé par les veines pulmonaires dans le côté gauche du cœur figuré par le bocal n° 3, qui le distribue par l’artère aorte dans toutes les parties du corps.

Le cœur est le mobile principal de la circulation ; mais son action n’a pas lieu successivement dans ses quatre cavités, ainsi que nous venons de le supposer pour rendre plus intelligible le mécanisme de la circulation à travers cet organe : les deux oreillettes se dilatent en même temps, tandis que les deux ventricules se contractent , et vice versa.

De ces mouvements du cœur résulte une secousse, qui est communiquée, par sa pointe, entre la sixième et la septième cote, du côté gauche de la poitrine; endroit où la main appliquée fait sentir les battements du cœur.

104 DE LA. CIRCULATION DU SANG

L’impulsion que le sang a reçue en sortant du ventricule gauche du cœur, se communiquant, de proche eh proche, à toutes les colonnes du même liquide contenu dans les artères , il en résulte à ces dernières un battement qui a reçu le nom de pouls, et que l’on sent facilement au cou, au poignet et dans l’aine.

Le pouls est plus fréquent dans les enfants, les femmes et les sujets d’une petite stature, les passions de i’ame, et un violent exercice du corps, que dans un homme adulte, de haute stature , et paisible au moral comme au physique.

Dans la première année de la vie, le pouls bat jusqu’à cent quarante fois par minute: mais vers la seconde, il n’offre plus que cent pulsations pendant le même intervalle. A l’époque de la puberté, on compte environ quatre-vingts battements par minute; à l’âge viril, soixantequinze; et enfin chez les vieillards, qui ont passé leur soixantième année, le pouls n’en donne plus que soixante. Les habitants des pays froids l’ont plus lent que ceux des pays chauds.

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