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CHAPITRE VII

L 'expiration s’effectue par le relâchement du diaphragme et des muscles élévateurs des côtes; celles-ci retournent à leur place naturelle en obéissant à leur élasticité propre , et à celle de leurs cartilages ; les espaces intercostaux se rétrécissent, le diaphragme remonte, et les parois de la poitrine, comprimant les poumons de toutes parts, forcent ce viscère à se débarrasser de l’excédant de l’air consommé dans le travail de la respiration , et l’on n’en rend que trente-huit pouces cubes.

L’air expiré entraîne avec lui l’eau et l’acide carbonique dont le sang veineux était surchargé, il a perdu alors une grande partie d’oxygène; l’azote reste dans la même proportion , et l’acide carbonique remplace à-peu-près la perte de l’air vital.

L’expiration est séparée de l’inspiration suivante par un intervalle qui est , à peu de chose près, égal en durée à l’inspiration et l’expiration réunies. C’est pendant ce repos des organes extérieurs que se continuent l’élaboration et l’absorption de la petite quantité d’air échappée à l’action expiratoire, et restée en réserve dans les lobules des poumons.

I 1 4 DE LA RESPIRATION

Il est certains phénomènes accessoires à la respiration, parmi lesquels les uns sont liés à l’inspiration dont ils sont la cause ou l’effet : tels sont X odoration , le bâillements la succion; d’autres se rattachent à l'expiration , tels sont la voix , la parole , X éternuement; d’autres enfin mettent en jeu ces deux mouvements; de ce nombre sont le hoquet , le rire et les sanglots.

La respiration revivifie le sang, et entretient la chaleur animale. Plus la poitrine est large, plus les poumons ont d’étendue et de capacité, plus la respiration est fréquente, plus aussi les animaux ont de chaleur et de vivacité. Les oiseaux , dont l'organe pulmonaire se prolonge dans l’abdomen par divers sacs membraneux, et dont les os sont percés de cavités qui communiquent avec les poumons , consomment beaucoup d’oxygène, soit à raison de la grandeur de ce réceptacle pneumatique, soit parce que leur respiration est fréquente et souvent précipitée ; aussi la température habituelle de leur corps est-elle de dix degrés supérieure à celle de l’homme. Les reptiles, au contraire, dont le poumon vésiculaire ne reçoit qu’une jtrès-petite quantité de sang, n’offre à l’air at-

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