‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 67 sur 182 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

mosphérique qu’une surface bornée, et chez lesquels la respiration se fait à des intervalles plus prolongés, ont une température qui ne s’élève jamais naturellement au-delà de 7 à 8 degrés.

C’est de cette disposition du poumon que naît la différence qui existe entre les animaux à sang chaud , et ceux à sang froid.

La chaleur naturelle du corps humain, entretenue par la respiration, est ordinairement à la température de 32 degrés, th. de Réaumur, ou 4° degrés, th. centigrade. Au milieu de l’atmosphère embrasée de la zone torride, comme sous le climat glacé des régions polaires, pendant les étés les plus ardents et les hivers les plus rigoureux , notre corps conserve le même degré de température. Bien plus, les expériences de Blagden et de Fordyce, en Angleterre ; les observations de Duhamel et Tillet , en France, prouvent que le corps humain peut supporter un degré de chaleur qui torréfie et cuit les substances animales inanimées. Les membres de l’académie des sciences ont vu deux jeunes filles entrer dans un four où cuisaient des fruits et des viandes de boucherie; le

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thermomètre qu elles y portaient marquait jusqu’à i5o degrés; elles y restaient plusieurs minutes sans en être incommodées.

La chaleur du corps est plus grande dans la jeunesse que chez les vieillards, et suit encore en cela la marche des facultés pulmonaires. Non seulement la chaleur est plus élevée d'un ou deux degrés dans le premier âge, mais encore les jeunes gens conservent plus longtemps après leur mort des restes de chaleur vitale. La même cause fait que les cadavres des personnes mortes subitement sont encore chauds, tandis qu’un froid glacé a déjà saisi ceux des individus qu’une longue maladie a conduits à la mort par la destruction lente, graduée, et enfin totale des propriétés vitales.

De la respiration vient la transpiration pulmonaire.

Le sang des artères diffère de celui des veines par la grande quantité de sérum qui se trouve dans ce dernier; c’est donc dans les poumons que cette partie aqueuse s’en sépare, et que sa proportion diminue. On présume que la quantité de la transpiration pulmonaire est égale à celle de la transpiration cutanée

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