DE LA. VIE
2° De la Sensibilité.
Toute impression, sentie ou éprouvée est un effet de la sensibilité mise en exercice. Ainsi le plaisir détermine la joie; la peine fait couler nos larmes; la douleur, soit de lame, soit du corps, nous arrache des cris; et l’évanouissement en abolissant la sensibilité, suspend nos facultés et nous plonge dans un état semblable à celui de la mort.
La sensibilité peut être morale ou physique : ainsi l’individu qui ne pourra pas supporter les plus légères peines de l’esprit ou de l’âme , sans se livrer au désespoir, résistera aux douleurs d’une opération chirurgicale, sans proférer la moindre plainte. Souvent le contraire a lieu: et bien des gens, qui crieraient eri se faisant une égratignure , ne versent pas une larme à la mort de leurs amis ; si cette insensibilité, que l’on a qualifiée de dureté de cœur , fait le bonheur de ceux qui Font en partage, elle est le fléau de la société.
C’est à l’exquise sensibilité des femmes qu’il faut attribuer leurs heureuses qualités et leurs légers défauts. C’est elle qui rend leurs impres-