CHAPITRE I
sions plus superficielles que profondes, plus vives que durables. C’est elle encore qui livre leur cœur à toutes les émotions douces et tendres, contre lesquelles la vertu ne résiste pas toujours. C’est elle surtout qui leur donne ce tact si sûr , si fin , si délicat , qui , devançant pour ainsi dire leur jugement, leur fait pressentir et presque deviner tout ce quelles ont intérêt de connaître.
La sensibilité diminuant avec l’âge , semble se concentrer dans les organes digestifs; c’est sans doute à cette cause qu’il faut attribuer l’égoïsme des vieillards qui, indifférents pour tout ce qui les entoure, ne vivent plus que pour satisfaire leur gourmandise.
3° De la Motilité.
La faculté qu’ont nos organes d’exécuter des mouvements constitue la motilité , que l’on divise en contractilité ou faculté de se contracter , et en extensibilité ou faculté de s’allonger ou de se dilater.
La motilité est encore volontaire ou involontaire.
Elle est volontaire, lorsqu’elle est déterminée