‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 9 sur 182 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

par quelques causes externes, ou par l’influence du cerveau. Ainsi, la succion d’un enfant à la mamelle détermine, chez la femme, le gonflement du mamelon; la vue d’un objet dégoûtant provoque les contractions de l’estomac et fait vomir, etc.

La motilité est involontaire lorsqu’elle a lieu sans la participation du cerveau et des agents extérieurs. Par exemple, le cœur est continuellement en mouvement, et rien, que la mort, ne peut suspendre le cours de ses battements. Les poumons sont encore au nombre des organes’dont la motilité ne peut être interrompue quelques moments, sans que la vie ne coure les plus grands dangers. La motilité est donc, pour ainsi dire, la vie particulière de chacun de nos organes, et la condition absolue de leur intégrité.

On voit , d’après ce que nous venons de dire, que, chez l’homme, la vie ne pourrait être sans la caloricité, qui en est la chaleur ; sans la sensibilité, qui en est le sentiment , et sans la motilité, qui en est le mouvement .

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