‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 98 sur 182 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

les développent avec une grande facilité. Ces phénomènes sont de deux sortes : tantôt les mouvements du cœur sont accélérés , tantôt au contraire ils sont ralentis ou suspendus d’une manière plus ou moins complète. Immédiatement après le repos, cet organe, stimulé par sympathie, précipite ses mouvements, et les battements du pouls deviennent plus fréquents et plus forts.

Toute passion vive peut suspendre momentanément l’action du cœur : tel est l’effet que produisent souvent la joie, la colère, la terreur, la- surprise, etc. chez les individus dont la susceptibilité nerveuse est grande , les sympathies du cœur déterminent souvent la syncope.

Lorsqu’une inflammation a lieu au cœur, les battements du pouls sont changés : ils sont petits et irréguliers.

Toutes les plileg/nasies intenses des organes

internes excitent sympathiquement et à diverses

degrés l’action du cœur, altèrent la régularité du pouls. Si une membrane muqueuse est enflammée, le pouls est vif, fréquent : il est petit, serré, très-fréquent dans la péritonite ; I- i3

DE LA SYMPATHIE

grand et large dans la néphrite ; plein et large dans l’ hépatite ; grand, roide, plutôt lent que fréquent, lorsque le cerveau est le siège de la phlegmasie ; accéléré, large, plein, pendant le cours des phlegmasies cutanées. Lorsqu’un organe est vivement irrité , la fièvre survient, et celte réaction est le résultat de l’irritation réunie du cœur et des membranes muqueuses, surtout gastriques : alors le pouls présente différents caractères, il est, en général, accéléré, plus ou moins vif, plus ou moins dur et large. S’il est petit, fréquent et serré, l’inflammation est fort intense; on juge qu’elle a fait de grands progrès, lorsque le pouls, d’abord grand et large, s’est concentré en augmentant de vitesse; de même on prévoit un heureux changement dans l’état du malade, lorsque le pouls, d’abord serré, se ralentit et devient souple de plus en plus. Comme le cœur est lié aux autres organes par de grandes connexions sympathiques, qu’il souffre bientôt et facilement de leurs souffrances, et que l’affection qu’il éprouve alors se manifeste par le changement du rhylhme naturel de ses pulsations, il en résulte que l’exploration attentive

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