‹ La physiologie des gens du mondeChapitre 97 sur 182 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

s’évanouissait chaque fois qu’un morceau d’étoffe, de couleur écarlate, était brusquement offert à sa vue.

L 'odorat. Quelques odeurs produisent des phénomènes sympathiques. Une dame éprouvait un vomissement prompt et violent, toutes les fois qu’elle sentait l’odeur de l’ail.

Le goût. Les antipathies du sens du goût sont mieux connues que ses sympathies. Cependant nous avons vu une demoiselle chez laquelle l’effet sympathique de cet organe ne peut être mis en doute : chaque fois qu’il lui arrive de manger du fromage à la crème, à peine la première cuillerée est avalée, que cette jeune personne éprouve dans le ventre des coliques qui l’obligent de suite à quitter la table.

Le toucher. On connaît peu les sympathies du toucher. Le chatouillement excite le rire, les larmes et des mouvements convulsifs qui , s’ils étaient prolongés, pourraient avoir des suites funestes. On cite une jeune dame qui ne pouvait promener sa main sur une étoffe de velours sans tomber en défaillance.

Sympathie de la peau. L’effet sympathique

DE LA SYMPATHIE

(Su froid qui agit sur la peau est très-grand ; il arrête le saignement de nez, le crachement de sang, etc., souvent aussi détermine l’inflammation des membranes muqueuses et produit le rhume du cerveau (coryza), celui de poitrine, et l’inflammation de l’estomac ou des intestins, connue sous la dénomination de sueur rentrée. On doit donc , dans l’intérêt de la santé, ne jamais exposer sa peau brusquement au contact d’un corps froid.

Sympathie des muscles. De tous les muscles le diaphragme est celui dont les effets sympathiques sont les plus extraordinaires. C’est lui qui est l’agent du soupir , du rire , du bâillement; lorsqu’une cause quelconque irrite l’intérieur des narines, le diaphragme se contracte et produit X ètérnuement. Il est encore l’un des agents du vomissement.

Sympathie du cœur. Nous n’entendons pas par sympathie du cœur celles qui ont rapport aux affections de l’ame , nous désignons seulement celles qui dépendent de la circulation du sang.

Les sympathies du cœur sont très -communes; les passions, la douleur, les maladies

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