‹ La physiologie généraleChapitre 105 sur 218 · PAR KILOGRAMME ET PAR HEURE · texte numérisé non relu

PAR KILOGRAMME ET PAR HEURE

3 cal, 2

(( Ces chiffres se rapportent à des températures voisines de "1-150 G. Avec des températures plus élevées, la dépense de chaleur serait moindre; avec des températures plus basses.

elle serait plus forte. Mais la progression ne suit pas la loi de Newton, si ce n'est entre des limites assez rapprochées, parce qu'il intervient divers phénomènes régulateurs, soit abaissement de la température à la périphérie du corps par vasoconstriction, c'est-à-dire diminution — soit évaporation d'eau, c'est-à-dire dépense de chaleur par une autre voie que le rayonnemeni:. Cependant, d'une manière générale, on peut dire que la dépense augmente quand la température baisse, et diminue quand la température monte.

« Subordonnée à cette dépense, l'alimentation doit fournir une quantité d'énergie correspondante nette, c'est-à-dire : lo qu'il faut compter la valeur thermique des substances alimentaires, non pas par la valeur qu'elles donnent dans la bombe calorimétrique, mais par celle qu'elles donnent dans l'organisme. En effet, plusieurs des combustibles n'y sont pas transformés entièrement et sont éliminés, non pas à l'état de produits ultimes, mais sous forme de molécules contenant encore une certaine énergie chimique qui est perdue pour l'organisme ; 2° qu'il y a à compter, entre la ration ingérée et la ration assimilée, un certain déchet par suite de digestion incomplète. L'utilisation digestive varie sous des influences diverses; il n'est pas possible de fixer un coefficient pour chaque substance alimentaire ; le déchet dépend bien moins de la nature chimique de Faliment que de la forme sous laquelle il est introduit.

« Il s'ensuit que la valeur d'une ration doit s'exprimer, non pas en comptant la teneur en telle ou telle substance, mais en additionnant le nombre de calories que ses divers composants réunis peuvent dégager dans l'organisme \ «puisqu'il est bien entendu que nous ne nous occupons pour le moment que de savoir sous quelle forme la plus convenable sera fournie à l'économie la quantité d'énergie dont elle a besoin.

Tout d'abord, la totalité des aliments ingérés n'est pas digérée et utilisée. La proportion qui échappe ainsi à l'assimila-

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