Le Dantec, op. cit., p
saires qu'il contient, soit entraîner les substances R inutiles ou nuisibles. Quand ce déplacement est continu et régulier, il constitue une fonction physiologique très importante pour la nutrition générale : la circulation.
La circulation existe chez tous les organismes, mais sous des formes plus ou moins compliquées. Chez les êtres monoplastidaires, elle est réduite au minimum ; peut-être se traduitelle par les mouvements des granulations du protoplasma et consiste-t-elle en un déplacement de molécules, comme celui que Ton constate entre des solutions à concentration différente. Chez les plantes, la circulation existe aussi, mais elle y est subordonnée à la triple influence de la pression osmotique, de la capillarité et de l'aspiration produite par la transpiration et la chlorovaporisation.
Chez les métazoaires, au contraire, la circulation répond à une activité physiologique, qui entraîne l'apparition d^ l'appareil circulatoire. Chez les animaux inférieurs, cet appareil n'existe pas, ou tout au moins ne se distingue pas des systèmes digestif et respiratoire avec lesquels, du reste, il demeure en étroite connexion. Les annéhdes, cependant, montrent un appareil clos, dans lequel circule un liquide nutritif; cette circulation se fait, non plus sous l'influence de conditions mécaniques, mais par l'effet des contractions propres des parois de l'appareil circulatoire, c'est-à-dire des vaisseaux. A mesure que Ton remonte l'échelle zoologique, cet appareil se perfectionne, se complique; chez les mollusques, il y a déjà un organe moteur spécialisé, un cœwr simple (une oreillette et un ventricule) et artériel, et c'est sous l'influence des contractions rythmiques de cet organe moteur que le sang va baigner les lacunes, d'où il gagne l'appareil respiratoire qui l'hématose avant de revenir à l'oreillette. Enfin, chez les vertébrés, la spécialisation s'achève et l'on voit successivement apparaître, à côté de la grande circulation qui va du ventricule gauche à l'oreillette droite, une circulation respiratoire ou petite circulation qui va du ventricule droit à l'oreillette gauche, une circulation lymphatique, et enfin des circulations veineuses particulières qui irriguent le
Poumons .