‹ La physiologie généraleChapitre 136 sur 218 · V. pulm · texte numérisé non relu

V. pulm

rein chez certains vertébrés (batraciens et reptiles), le foie chez d'autres (mammifères) ; ce sont les systèmes portes.

Ainsi, chez les vertébrés, l'appareil circulatoire se compose essentiellement d'un organe moteur, le cœur, et d'un système de vaisseaux, dont les uns portent le sang- aux tissus, d'où les autres le ramènent. Entre ces deux sortes de vaisseaux, que leur fonction a histologiquement différenciés, existent des ramifications dont la paroi, réduite à une mince couche de cellules, permet les échanges osmotiques entre le sang et les liquides intercellulaires :

ce sont les capillaires.

Avant d'examiner l'importance de cette fonction pour la nutrition générale, indiquons brièvement le schéma de la circulation chez l'homme et les mammifères, où elle est à son maximum de complication.

Ce schéma peut être tracé comme il suit (fig. 6) : du ventricule droit, le sang veineux se rend aux poumons, où il s'hématose, par l'artère pulmonaire, et en revient par les veines pulmonaires à l'oreillette gauche : ce trajet constitue la petite circulation. Passé de l'oreillette gauche dans le ventricule gauche, le sang s'engage dans l'aorte qui se divise en haut en artères carotides, en bas et successivement en artères thoracique, abdominale et iliaque, qui irriguent tout le corps et se résolvent en capillaires. De ces capillaires naissent trois systèmes : le système veineux, qui aboutit aux veines caves, lesquelles débouchent dans l'oreillette droite, puis passent dans

le ventricule droit, complétant ainsi la grande circulation; le système porte, qui commence aux capillaires de l'intestin, va, par la veine porte, au foie, où il se résout de nouveau en capillaires, et aboutit enfin à la veine cave inférieure parles veines sus-hépatiques; enfin, le système lymphatique, qui commence, d'une part, aux capillaires (lacunes lymphatiques), d'autre part aux chylifères intestinaux. Ces vaisseaux se réu* nissent au réservoir ou citerne de Pecquet et forment le canal thoracique qui aboutit à la veine sous-clavière. Cette circulation lymphatique présente sur son cours non seulement des ganglions, mais encore des cœurs lymphaliques (batraciens et reptiles), qui sont les organes moteurs de cette circulation. L'existence de ces cœurs dérive de la quantité énorme de lymphe qui baigne les tissus des vertébrés inférieurs.

L'ensemble du système circulatoire est complètement clos, bien que, au niveau des capillaires, des échanges entce le sang et le plasma intercellulaire puissent se faire et se fassent. lien résulte que, en dehors des produits des sécrétions internes qui y sont versées, le sang conserve des veines pulmonaires aux petites artères, c'est-à-dire dans l'arbre artériel, une composition constante, au point de vue nutritif et respiratoire. Au point de vue nutritif, il n'y a pas de doute, puisque les apports extérieurs arrivent tous à l'arbre veineux avant que celui-ci gagne l'oreillette droite. Mais, au point de vue respiratoire, en est-il de même? On croyait autrefois, en effet, que les combustions s'accomplissent dans le sang lui-même. S'il en est ainsi, la teneur du sang artériel en oxygène doit varier du cœur vers les capillaires. Or, il n'en est rien et les tissus seuls respirent, absorbent de l'oxygène et exhalent de l'acide carbonique. Voici un tableau emprunté à Quinquaud^ qui montre, en effet, l'indifférence respiratoire à peu près complète du sang. Ce tableau donne la quantité, en centimètres cubes, d'oxygène absorbé par 100 grammes de différents tissus, en trois heures, et à la température de H- 38° G.

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