Op. cit
3' Multiplication, sporulation et conjugaison.
La division cellulaire représente la reproduction schématique des cellules, en tant que plastides considérés isolément. Quand cette cellule constitue à elle seule un organisme indépendant, le schéma de la reproduction se modifie, bien que sa signification mécanique reste aussi simple ; il se modifie encore bien davantage quand ce n'est plus le plastide qui se reproduit, mais l'individu résultant de la synergie dîme multitude de plastides associés, puisque, dans ce cas (et en dehors du fait que la cellule d'un tissu peut se reproduire) la tendance à la rupture de l'équilibre conditionnel se manifeste par l'émission d'un ou de plusieurs plastides qui reproduisent ultérieurement, sous la seule influence de conditions favorables, fêtre polyplastidaire dont ils sont issus.
Entre la forme la plus simple (division cellulaire directe) et la forme la plus complexe de la génération (reproduction sexuelle avec éléments mâle et femelle différenciés), il existe une foule d'intermédiaires. On peut distinguer d'abord la multiplication de la reproduction. Lsi reproduction se fait à l'aide d'un élément qui se détache de l'organisme avant d'entrer en évolution ; la multiplication a lieu sans cet élément et par scissioji ou bourgeonnement intéressant, sans différenciation préalable, une partie plus ou moins considérable de la masse du parent.
Quant à la reproduction, elle est ou asexuelle (sporulation), quand la cellule qui sert de point de départ à fêtre nouveau ne présente aucun caractère particulier, mâle ou femelle, ou parthénogénésique, quand cette cellule présente des caractères femelles, ou demi-sexuelle {coningRison}, quand cette cellule résulte de la fusion préalable de deux cellules, ou de leurs parties essentielles, non différenciées en élément mâle et femelle, ou sexuelle enfin, quand cette cellule résulte de la fusion de deux éléments différenciés, mâle et femelle. Weismann appelle amphimixie les formes de la reproduction où l'intervention préalable de deux cellules, différenciées ou non, au point de vue
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sexuel, est nécessaire pour que Fœuf, devenu plastide complet, puisse évoluer et reproduire le parent.
A. Mulii}il> cation. — La multiplication affecte deux formes :
a. Scissipariié. — Elle consiste essentiellement en une division du corps en deux parties qui se ressemblent presque complètement. Ce mode de multiplication, très fréquent chez les protozoaires et les protophytes, est absolument analogue à la division cellulaire que nous avons précédemment décrite, et sa signification est, en conséquence, exactement la même.
La scissiparité existe aussi, quoique beaucoup plus rarement, chez les métazoaires inférieurs. On la rencontre cependant chez les actinies, où le plan de division passant par l'axe du corps sépare l'être en deux moitiés égales qui, une fois libres, se complètent par soudure des lèvres de la plaie et accroissement consécutif. Les polypiers se divisent delà même manière, mais, les individus nouveaux restant attachés parleur pied, le phénomène contribue à la ramification de la colonie. Les astéries et les ophiures se divisent en parties inégales qui se complètent ensuite; il en est de même chez quelques plathelminthes et annélides oligochètes. Il faut remarquer que ce phénomène se rapproche alors sensiblement de la régénération.
Weismann croit que la scission n'est qu'une régénération d'une moitié du corps par l'autre, dans laquelle le travail de régénération précéderait de plus ou moins loin la séparation ou a'itotomie normale des deux moitiés \ et les observations de F. Wagner sur une planaire {Microstoma lineare) tendraient à vérifier ce. te opinion.
. D'ailleurs, la scission ne donne pas toujours lieii à la séparation de masses égales. I.*ans certains cas, l'une des parties est plus volumineuse, garde les organes essentiels, tandis que l'autre, plus petite, doit se compléter et se complète généralement avant la séparation. C'est ce qui arrive chez les N<iis, les Myriiinides, chez le Scyi histome de certaines méduses, etc.
B. Gemmiparité. — La gemmiparité, ou bourgeonnement,