‹ La physiologie généraleChapitre 190 sur 218 · Le Duntec, op. cit., p. 34, 36 et suiv · texte numérisé non relu

Le Duntec, op. cit., p. 34, 36 et suiv

Les déplacements déterminés par ces tactismes et par l'hétérogénéité du milieu proviennent d'une modification qui a lieu au contact de la surface du plastide et du milieu. C'est ce que montrent les expériences de mérotomie. Les mouvements des mérozoïtes sans noyau sont, en effet, jusqu'au moment où les substances oxydables, par exemple, sont toutes oxydées, identiques à ceux des plastides nucléés. « Une très intéressante série d'expériences de Max Verworn, dit Le Dantec *, a montré que les mérozoïtes dépourvus de noyau, appartenant aux espèces chimiotropiques, thermotropiques, etc., manifestent la même attraction, la même orientation par les agents correspondants que les plastides nucléés d'où ils dérivent... C'est une démonstration rigoureuse de l'absence de toute influence du noyau sur les mouvements, résultat que l'on pouvait prévoir, si l'on admet que les mouvements ne peuvent mécaniquement avoir d'autre cause que les échanges et les réactions ayant lieu au niveau de la surface du plastide. »

Il va de soi que l'explication des mouvements des plastides isolés ne peut intervenir pour les mouvements généraux des êtres complexes. Certaines cellules de ces êtres peuvent être impressionnées, comme nous venons de le voir, mais les contractions musculaires, par exemple, et le déplacement du corps qui en résulteront, grâce à la synergie, n'auront qu'un rapport très éloigné avec la direction de la radiation qui a primitivement impressionné certaines cellules ; il faut donc se garder de donner à ces deux genres de mouvements la même interprétation, car les phénomènes d'ensemble des êtres complexes sont les résultats de l'activité d'un nombre immense de plastides qui s'influencent les uns les autres.

Nous venons de voir que les mouvements résultent de modifications qui se produisent à la périphérie des plastides. Quelles sont ces modifications? Geddes, Berthold et Quincke admettent que le protoplasma est comparable à une goutte

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