‹ La physiologie généraleChapitre 191 sur 218 · Op, C27.,p · texte numérisé non relu

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BIODYNAMIQUE. A65

d'un liquide non miscible au liquide dans lequel il plonge; les mouvements et particulièrement l'émission et la rétraction des pseudopodes son-t explicables par les effets de l'osmose et les variations de la tension superficielle. Butschli, au cours de ses expériences sur les émulsions huileuses, a vu qu'une goutte de CCS mousses artificielles exécute des mouvements comparables à. ceux d'une amibe. Or, les mouvements de ces mousses sont dus à la diminution de la tension superficielle par suite de la rupture de quelques alvéoles de la surface. Butschli en conclut que, les mousses savonneuses et le protoplasma ayant la même structure, la cause des mouvements de celles-ci doit être la cause des mouvements de celui-là. Mais Delage * fait observer avec raison que cette conclusion n'est pas rigoureuse, puisque la composition chimique de l'amibe n'est pas celle des mousses artificielles.

La théorie de VerwQrn- serre de beaucoup plus près le phénomène, et comme nous n'y avons fait qu'allusion, à propos de la synthèse assimilatrice, nous allons ici en dire quelques mots. Les molécules du protoplasma peuvent se trouver à trois états : à l'état n» 1, elles sont complètes, mais privées d'O, pour lequel elles ont une chimiotaxie positive intense; à l'état n° 2, elles sont combinées à l'oxygène, mais constituent des combinaisons instables sous les excitations extérieures, et possèdent une tension superficielle dans l'eau inférieure à celle de l'état précédent; à l'état n*^ 3, les molécules sont déchargées de leurs produits d'oxydation, possèdent une tension superficielle supérieure à la précédente, et présentent une grande affinité pour certaines matières sécrétées par le noyau, dont la combinaison les fait passer à l'état n" 1. Ce qui précède permet d'expliquer la formation des pseudopodes des amibes. En effet, l'oxygène étant inégalement réparti dans l'eau, les molécules n° 1 se précipitent de son côté, se combinent et, la tension superficielle diminuant, il en résuite, en ce point, une

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