Archives italiennes de biologie, t. XVII, p
BIODYNAMIQUE. 503
Ajoutons enfin que rcffet utile maximum est obtenu, comme Uoscnthal l'a montré pour les grenouilles, avec une excitation cl un poids moyens. Ainsi, si le travail maximum est de 1 avec un poids de 130 grammes il n'est plus que de 0,6 avccuti poids de 750 grammes. De plus l'intensité de l'excitation, comme nous l'avons dit, influe sur le travail. Avec un même i>oids, une excitation juste suffisante donnera un travail médiocre, une excitation forte, un travail considérable. Mais, quand Fexcilation et le poids sont moyens, la quantité de travail que peut fournir le muscle avant d'être fatigué est beaucoup plus élevée. Ainsi Kronecker a monlr.; qu'un muscle de grenouille peut soulever jusqu'à 2700 fois de suite un poids de 20 grammes, tandis qu'il est beaucoup plus rapidement épuisé avec un poids de 100 grammes '.
Quelle est la valeur du travail produit? Nous savons que le travail physiologique se traduit en travail mécanique et en chaleur. Or, le travail physiologique dépend de l'utilisation des substances Q et par conséquent des aliments fournis. Comme nous l'avons vu précédemment (p. 240 et 235), il y a donc un rapport entre la ration alimentaire et la production de travail. Nous ignorons ce rapport chez les hétérothermes. Chez les homœothermes, et spécialement chez les animaux domestiques, il faut, la ration d'entretien acquise, 100 d'aliment pour produire 60 de travail. En convertissant les calories de la ration en kilogrammètres, on voit que la ration de l'homme équivaut à 1103 000 kilogrammètres, -et celle du cheval à 2 000 000. Mais le rendement utile de ces rations, bien que supérieur à celui de la machine industrielle (puisqu'il y a travail physiologique), est encore faible. Helmholtz festime à 25 pour lOi»; Gautier, à 20; Ilichet etHenriot, à 12; Grandeau et Leclercq, à 23; Muntz, à 26, pour les animaux de trait. Il en résulte que la valeur du travail mécanique utile serait par jour de 130 à 200 000 kilogrammètres pour l'homme et de 300000 à 600 000 pour le cheval. Mais, en ce qui concerne l'homme par-