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pliique des faits et d'eu faciliter l'interprétation et la comparaison, avantage qui n'est pas à dédaigner, puisque M. Delage se plaint, à juste titre, de l'absence, dans nos ouvrages français, de toute tentative de synthèse et y voit une cause de défaveur et de stérilité pour les études biologiques. Et nous tenions d'autant plus à cet avantage que, dans notre pensée, ce volume est destiné, non aux physiologistes de profession, mais aux étudiants ^ et aux personnes désireuses de savoir quelles sont nos connaissances et quelles idées ont aujourd'hui cours relativement aux phénomènes de la vie.
Cl. Bernard divisait la physiologie générale en quatre parties : étude du protoplasma, des conditions physico-chimiques de la vie, des phénomènes fonctionnels ou de destruction et, enfin, des phénomènes plastiques ou de synthèse. Mais la vie est, comme nous le montrons, une réaction chimique oii les phénomènes fonctionnels sont des phénomènes plastiques. De plus, il nous a paru inutile de consacrer un chapitre à la phy3iologie cellulaire, puisque chacun des phénomènes plastidaires doit trouver place en tête de l'examen des fonctions qu'il détermine. C'est pourquoi, nou& inspirant plutôt de la classification de Verworn que de celle de Cl. Bernard, nous avons divisé le présent ouvrage en quatre livres, dont les trois premiers forment le domaine propre de la physiologie
l. Nous avons ici surtout en vue les candidats au certificat de physiologie générale^ récemment institué.
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générale considérée comme étude de la propriété d'assimilation — c'est-à-dire : substances chimiques qui constituent les matières douées de la propriété d'assimilation (livre I) ; substances avec lesquelles ces matières entrent en réaction (livre H); enfin, résultat de ces réactions (livre lïl) — et dont le quatrième (Synergie) étudie les modifications qui découlent, dans les réactions de la vie, de l'association des pîastides.
Néanmoins la physiologie générale est encore une science plus historique que philosophique. Dans son immense domaine, bien peu de territoires sont connus et l'on est souvent obligé de se contenter de rapporter les tentatives plus ou moins heureuses.d'exploration. En outre, le champ de l'observation et de l'expérience est, pour ainsi dire, illimité et grandit chaque jour, de sorte qu'il est impossible à un homme d'en parcourir personnellement plus d'une petite partie. Pour le reste, il doit s'en rapporter à ce qu'il a appris des autres. Cette circonstance est un obstacle presque insurmontable à l'exécution d'un livre comme celui-ci. La peine qu'il coûte à mettre debout n'est point compensée par la satisfaction que l'auteur en tire, car il n'en voit, à mesure que la besogne avance, que les lacunes, les incertitudes et les défauts, et son seul espoir est d'être, par ses erreurs mêmes, la cause indirecte de quelque nouveau progrès.
Qu'il nous soit permis, en terminant, de remercier M. le docteur Letourneau du bienveillant accueil qu'il