Gautier, op. cit., p
d'acide urique ou de corps analogues, encore capables, en brûlant, de dégag-er de l'énergie. Toutefois, les leucines, comme les corps de la série urique, peuvent ne pas toujours uniquement aboutir à l'urée, mais donner, parallèlement à l'urée, des produits, qui, eux, sont complètement oxydés, même lorsqu'ils contiennent de l'azote. C'est ce que montrent les deux exemples suivants empruntés à A. Gautier* et qu'on peut considérer comme typiques de ce genre d'oxydation.
Nous savons que la molécule albuminoïde donne d'emblée par dédoublement fermentatif, d'une part des leucines, d'autre part des uréides. La leucine se transforme d'abord en urée, en se combinant à l'ammoniaque et à l'acide carbonique libre :
C6Hi3AzO'- + C02 + AzH3 = C6HiJ02. OH + COAz'-H*.
Leucine. Ac. oxycaproïque. Urée.
L'urée est éliminée telle quelle , mais l'acide oxycaproïque est ensuite, par oxydations successives, transformé en eau et acide carbonique :
10 CeHiiO^.OH + aO^CSHioO^ + COs + HSO;
Ac. valérique.