‹ La physiologie généraleChapitre 53 sur 218 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

Cet oxalate acide d'ammoniaque donne, en s'hydratant, de l'ammoniaque et des oxalates qui se déposent dans les tissus ou sont éliminés par les urines :

C204 AzH5 + H2 0 = AzH3 + CHV- 0*.OH.H.

H étant remplacé par un métal alcalin ou terreux, tel que K ou Na. Mais si l'oxalate d'ammoniaque est oxydé, il se forme de l'acide carbonique, de l'eau et de l'ammoniaque :

G2 0* AzHS + 0 == 2 C02 -f H2 0 + AzH3.

Cette ammoniaque et cet acide carbonique peuvent ultérieurement entrer dans le cycle de l'oxydation des leucines, précédemment indiqué. On sait, d'ailleurs, que les leucomaïnes, et spécialement les créatiniques, fournissent également de l'ammoniaque par hydratation :

C5H5AzSO + H20 = CSH*Az*02 + AzH3.

Guanine. Xanlhine. *

Il en est de même des autres bases animales qui donnent, de plus, par oxydation, de l'urée. C'est ce qui se passe pour la guanine particulièrement. Cette guanine, découverte d'abord dans le guano, mais qui existe aussi dans les muscles, les glandes, le poumon, produit, en s'oxydant, de la guanidine, de l'acide parabanique et de l'acide carbonique :

C5H5Az50 + H20 4- 3 0 = CAz3HS + CSH^ AzSQ^ + CO^. Guanine. Guanidine. Ac. parabanique.

La guanidine, en s'hydratant, donne de l'urée et de l'ammoniaque.

CAz3 H5 + H2 0 = COAz» H* + AzUK

L'acide parabanique, dans les mêmes conditions, de Furée et de l'acide oxalique.

C3H-2Az203 + 2H20 = COAz2H*-f C2H20*.

Urée. Ac. oxaliqnCt

Ces transformations nous montrent comment les leuco-

maïnes et les corps analogues sont dédoublés ou brûlés. Les uréidcs sont éliminés tels quels ou convertis en urée. C'est ainsi que, suivant A. Gautier \ l'acide urique est transformé, en deux phases successives, en urée et alloxane, puis en urée, acide oxalique et acide carbonique :

10 C3 H* Az'» 03 + H2 0 + 0 = C0Az2 H* + C^ H^ AzS 0* ;

Ac. urique. Urée. Alloxane.

20 C4H2Az20H-2H»0 + 20 ^COAz^H» -f C2H2 0'* + CO^. Alloxane. Urée. Ac. oxalique.

L'acide urique peut d'ailleurs se dédoubler en urée en se transformant par oxydation en un autre uréide, l'allantome, qu'on rencontre dans l'urine des animaux soumis au régime lacté et, ainsi que son nom l'indique, dans les liquides de l'allantoïde; puis, par hydratation, cette allantoïne donne de l'urée, de l'acide oxalique et de l'acide acétique, comme l'indiquent ces équations :

10 C5H4Az4 03 4-H2 0 + 0==C4H6Az403 + C02;

Ac. ufique. Allantoïne.

2" 3 C* H6 Az* 03 + 7 IP 0 = 6 COAz^ H* + C^ H^ 0^ + C^ H ^O^.

Allantoïne. Urée. Ac. oxalique. Ac. acétique.

Les uréides perdent donc leur azote sous forme d'urée, et leur carbone et leur hydrogène sous forme d'acides qui se transforment en H^O et GO^ par une oxydation plus avancée.

Chez les plantes, les oxydations sont moins intenses que chez les animaux, sauf au cours de la germination, pendant laquelle les réserves nutritives sont utilisées pour la production du jeune organisme. La plus grande part de GO^ dégagé revient à la combustion des hydrates de carbone ; une autre part aux dédoublements fermentatifs. Quant aux corps gras et aromatiques et aux dérivés albuminoïdes, ils restent emmagasinés dans le végétal sous forme d'huiles essentielles, résines, baumes, gommes, cires, etc., et sans doute alcaloïdes.

Page 1