‹ La physiologie généraleChapitre 57 sur 218 · H G -OH · texte numérisé non relu

H G -OH

H — G ~ AzH^

H — G - AzH«

0 = G - AzH«

Acide malique.

Acide aspartique.

Asparagiae.

Mais l'acide malique se rattache, comme nous l'avons vu, à l'acide tartrique età Férythrine, et, par conséquent, auxsucres. D'autre part, AzH^ provient bien de AzH^. Il suffit, en effet, d'ajouter de l'ammoniaque à l'acide malique pour obtenir la substitution de AzH^ à OH dans l'acide aspartique. Chez les plantes, cette réaction peut aisément s'accomplir, puisqu'il y existe de l'acide malique et de l'ammoniaque.

On peut, par les mêmes processus, passer aisément de l'acide aspartique à lasparagine, et exphquer de la même façon l'origine de tous les corps qui appartiennent à ce groupe. C'est ainsi que l'acide glutamique, C^H^0^.(0H}^AzH^ dérive également d'un acide organique, mais en C^ au lieu d'être en C'% etc. D'une manière générale, d'après L. Frédéricq, AzIP ou AzO^H, s'unit aux acides organiques pour former des acides amrdés. Ainsi l'acide malique forme l'asparagine, qui elle-même se combine ultérieurement aux sulfates et à des substances non azotées (sucre, par exemple) pour former la molécule compliquée des albuminoïdes.

Les alcaloïdes sont des matières cristallisablcs qui se comportent comme des bases et s'unissent aux acides. Les uns contiennent de l'oxygène, les autres n'en contiennent pas. Leur synthèse n'a pas été réalisée, car leur structure moléculaire est encore peu connue. Néanmoins, on admet qu'ils dérivent de deux matières azotées, la pyridine et la quinoléine, qui se rapprochent, par leur constitution, des corps de la série aromatique. Ladenburg a bien réalisé la synthèse de la pipéridine en chauffant la pentaméthylénediamine, qui appartient à la série grasse, avec de l'acide chlorhydrique. Mais ce procédé opératoire ne nous donne pas d'indications bien précises sur l'élaboration des alcaloïdes par le protoplasma vivant.

Nous en dirons autant des ferments solubles et des diastases dont la constitution et la structure moléculaires sont encore plus mal connues. Il est, par suite, à peu près impossible d'en pressentir le mode d'élaboration. Peut-être faut-il admettre que la production de ces diastases est reliée, comme celle de l'urée ou de l'acide urique, à une dislocation de la molécule aîbuminoïde et à un nouvel agencement des groupements chimiques divers qui la constituent.

Quant au groupe GAzH, sa genèse semble un peu moins obscure. En effet, sous l'action de faibles courants électriques, l'acétylène, G^H^ fixe l'azote et donne de l'acide cyanhydrique, CAzH.

C2H-2 + 2Az = 2CAzH.

Or, nous savons que des tensions électriques existent toujours chez les végétaux, et qu'on peut également y rencontrer de l'azote libre. Nous avons vu, du reste, que l'existence de ce groupement a été expérimentalement démontrée par la découverte de l'adénine, G^Az^H^, qui est un polymère de l'acide cyanhydrique.

En ce qui concerne l'élaboration des albuminoïdes , nous avons rappelé les tentatives de synthèse de Schutzenberger et de Grimaux. Ges tentatives malheureusement ne nous apprennent pas grand'chose des processus d'élaboration de la matière

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vivante, car leur résultat ne nous met en présence que d'une matière inerte, inapte à présenter les réactions multiples qui sont la caractéristique des albumines vivantes. On en est donc réduit aux hypothèses ; nous verrons ce qull est possible d'en dire en traitant des phénomènes intimes de V assimilation et du rôle qu'il faut peut-être attribuer, dans ces réactions, à l'acide phosphorique et aux déshydratants énergiques. Baeyer et Nencki considèrent ces déshydratations comme un processus vital des plus importants, et 0. Nasse ^ croit que les synthèses et la formation des anhydrides se font sous l'influence de ferments à la fois réducteurs et déshydratants.

1. Ueàer die Synthesen im thierischen organismus [Biol. Ce?2tralbl., t. IV, 1883).

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